Très sincèrement, désolé mon cher Gui de Champi, je suis vraiment irrécupérable. Tu me dis que tu attends le HuGui(Gui) pour te remettre à flots et te lancer dans tes papiers pour le mag' suivant et je t'envoie mon tuyau dix jours avant la deadline... Je t'assure pourtant que j'étais plein de bonne foi et de bonne volonté, que j'y croyais quand, il y a un mois, je t'écrivais : "Je t'envoie ça ce weekend car sinon, après, mon emploi du temps, c'est n'imp' !". Bon, il y a au moins une partie de la phrase qui était vraie. EVG d'un pote (en mode quarantenaires, verveine à 2h après un p'tit rhum Zapaca 23 ans d'âge et un karaoké où j'ai chanté du Supergrass : "We are young, we run green..."), présentation de ma copine à mes parents, séjour scolaire surf avec une classe de 5ème, Fédéral volley FSGT (on a gagné la demi-finale et couché tout le monde sur le dancefloor samedi soir sans passer la serpillère, on faisait bien moins les malins dimanche midi sur le terrain), championnat de France UNSS collège de ping... je passe mon mois de mai dans les trains et cars entre Bordeaux, le Cap Ferret, Montpellier, Hourtin, Cluses, Paris et Auch. J'ai même pas pris mon pass Navigo mensuel et été contraint de rater la manif du 1er mai, c'est dire ! Shame on me ! Bref, un agenda de ministre comme tu peux le constater mais sans la paie, les casserolades et les boniments. Tu as suivi l'affaire Schiappa, le fonds Marianne créé après l'assassinat de Samuel Paty, dont la plus grande subvention (355 000€) a été allouée à une asso qui a pondu une note de sept phrases et dont les membres, non contents de se verser un salaire conséquent, ont tagué des mosquées ? Tiens, en parlant de salaire, mon ministre de tutelle se gargarise de notre prochaine revalorisation. Super, on va en effet toucher une prime d'environ 100€ (après un gel de l'indice depuis quasi vingt ans), qui ne va même pas compenser l'inflation mais le reste, c'est gagner plus en travaillant plus. Euh, c'est pas ça une augmentation, Pap ! Plus de mensonges ! No more lies ! Et je ne parle même pas de Darmanin, question mensonges... En même temps, ça fonctionne, y en a qui croivent que les médias sont de gauche et que les zextrêmes, c'est pareil. Oui, l'extrême gauche casse des abris bus, brûle des poubelles et l'extrême droite incendie la voiture et le domicile d'un maire (présent avec sa femme) à Saint-Brévin, parade dans Paris gentiment encadrée par la police (qui sont les FDP et qui défile ?)... C'est vrai que c'est pareil. Nous sachons.

No More Lies (band) No More Lies, disais-je, et il se trouve que c'est le groupe dont on va causer. Quelle habile transition, héhé ! J'ai failli te le proposer la dernière fois mais j'avais finalement opté pour Mixtapes. Content que tu aies apprécié à sa juste valeur leur pop-punk sucrée, qui ressemble certes à 200 autres groupes mais qui a quand même un je-ne-sais-quoi de sympathique en plus. Ça me permettait de remettre une couche sur The Fest (après le tuyau Campaign), où je retourne cette année avec mon camarade Christophe. On a l'hôtel à Gainesville, les billets d'avion pour Miami et le pass, sold out en trois jours ! "It will feel like summer in october, again" (paroles de Dillinger Four, un des 350 groupes à l'affiche avec... Samiam, ahaha) !

No More Lies aurait donc bien eu sa place comme tuyau dans le mag' précédent, qui suivait le "spécial 25 ans", avec Not Scientists en couv'. Pourquoi je dis ça ? Parce qu'en bon fan attic que tu es de la bande à Bazile (et Ed, et Julien, et Fred), je pense que tu sais que leurs deux derniers LPs ont été enregistrés au studio Ultramarinos Costa Brava par Santi Garcia, mais il faut croire que tu n'as pas poussé tes recherches scientifiques plus que ça. Grossière erreur mon ami, car si Santi est un excellent ingé/son, c'est aussi un talentueux guitariste/chanteur dans son groupe... No More Lies ! Et ouais mec ! Power trio formé au milieu des années 90, je ne les ai découverts que plus tard, vers 2005, je ne sais plus exactement comment pour être honnête. Peut-être un papier dans Rocksound/Punk Rawk, un titre sur un sampler, une mention dans le fanzine Kérosène... Le souvenir le plus précis que j'ai, c'est d'avoir téléchargé le clip de "Sinking TV" sur eMule. Commence par ce titre, tu devrais t'emballer (comme tu sais si bien le faire) direct. Ça démarre par une rythmique hyper entraînante avec cette ligne de basse puissante, puis arrivent les riffs tranchants de guitare. Un peu comme du Jawbox (oh, tiens, un groupe avec en son sein un ingé/son célèbre, J. Robbins pour les non-initiés) mais en plus punk, plus r'n'r. Tout l'album, au titre imprononçable (les coordonnées GPS de leur ville Sant Feliu de Guixols) est cool, celui d'avant aussi ][ (2001), même si encore très post-hardcore. En revanche, j'ai pas accroché aux premiers. J'étais ravi de tomber sur le LP Seeds of enthusiasm (1998) dans la distro de Julien Echo Canyon Rds à un concert de Contractions (très bon band !) à la Mécanique Ondulatoire, mais j'ai vite déchanté quand je l'ai écouté. Ça n'avait rien à voir avec mon No More Lies. Moins bien produit, je ne reconnaissais pas la voix de Santi, c'était plus torturé... J'ai même cru un instant que ce n'était pas le même groupe mais il y avait pourtant le sceau du label BCore, à qui on doit entre autres Aina, The Unfinished Sympathy, Tokyo Sex Destruction, GAS Drummers... T'avais suivi à l'époque ce label espagnol ? Jawbox, J Robbins et plus généralement cette scène post-hardcore de Washington DC (avec aussi Fugazi) ont bien inspiré nos gars qui n'aiment pas les mensonges. Pour l'anecdote (et le tuyau), Santi est aussi à l'origine, ou tout du moins membre très actif, du Sant Feliu Fest, qui proposait des affiches de ouf' fin 90's/début 2000. Je ne m'y suis rendu qu'une seule fois, à l'été 2013, motivé par Seaweed, Randy (les Suédois ont fait un concert tout pourri à cause de leur guitariste/chanteur tout bourré), Kepone, Office Of Future Plans (groupe éphémère de J. Robbins) et Daria ! J'étais d'ailleurs assez halluciné de voir ces derniers repris par J. Robbins dans son set solo acoustique. Normal que, quelques années après, il se soit chargé de la production de l'excellent album Impossible colors des Angevins (il y a même eu une tournée commune où ils lui servaient de backing band). Bon, je digresse un peu trop là. Ça m'a (nous a) parfois été reproché. Des gens se perdent avec tous ces name dropping à gogo, quand d'autres (coucou Yan Cafzic !) lisent scrupuleusement, avec feuille et stylo à côté pour noter les noms de groupes qu'ils ne connaissent pas pour fouiner, écouter, s'enthousiasmer ou non. Pour moi, l'intérêt de cette rubrique, de nos échanges, il est là. Perso, c'est comme ça que je procède également et que j'ai découvert un paquet de groupes.

No More Lies LP Sans être un tuyau en or massif, No More Lies va te permettre, j'espère, de réparer un oubli dans ta culture musicale. Et je ne t'ai pas sorti un truc trop obscur, y a des disques trouvables pas trop difficilement et pas trop chers en CDs. Le groupe n'est plus vraiment actif (voire pas du tout) mais s'est tout de même fendu d'un album en 2014, In the shade of expectation, qui est leur meilleur à mes yeux (et mes oreilles). Encore mieux produit, plus mélodique et plus affiné en termes de songwritting. Il n'y a pas une chanson qui dépasse les 3 minutes, ça file tout droit, c'est efficace au possible ("The urgency has gone", "Daily smile commitment" ma préférée), plus sombre ("Wrong stage bad scenario"), en conservant malgré tout cette DC touch, avec juste ce qu'il faut de déstructuration ("Spiral desidia", "Friends neighbours"). « Je ne suis pas un menteur et pourtant je me contredis tout le temps » chantent mes pi$tol'Hérault préférés. Et toi alors, t'en penses quoi de ces Espagnols qui racontent pas des salades ?

Salut mon Très Cher Guillaume Circus. Oui, Très Cher. Et c'est mérité. Vraiment. Même si nous avons des goûts et des sensibilités différentes sur divers sujets, tu es un sacré compagnon de route fanzinesque et tu es donc tout pardonné pour le retard de ce nouveau chapitre de ce HuGui(Gui) les bons tuyaux. D'autant que pour être tout à fait franc, j'ai moi-même été accaparé ces derniers temps par d'autres activités (sans parler de la vie de famille) : projets citoyens au sein de ma belle commune qu'est Villers-lès-Nancy (qui accueille actuellement une belle expo sur l'artiste Ben), réunions multiples au sein du Conseil de Gestion de la SAS CLAIRVOLT (chouette projet collectif citoyen de production et de partage d'électricité via des installations de panneaux photovoltaïques) et... le Racing Club de Lens. Tu connais ma passion pour ce club, mon club (ou plutôt notre club, car Oli est aussi passionné), mais cette fin de saison dépasse toutes mes espérances avec cette superbe deuxième place. Impossible de choper des tickets pour voir les matchs à Bollaert : j'en suis donc réduit à supporter mon club devant les écrans et de faire des déplacements dans la région Grand Est. Deux problèmes cependant : seulement trois clubs en Ligue 1 dans la région (Reims, Troyes et Strasbourg). Et sur les deux virées de l'année réalisées avec Victoria, un match nul à chaque fois. Je suis tiraillé entre le fait de partager une de mes vibrantes passions avec ma descendance, et le sentiment amer qu'elle porte malheur au Racing. Et là, tu vas te dire : "Mais c'est peut-être toi qui portes la poisse". Oui, mais non. Non. NON. NOOOOOOON ! Bref, ces derniers temps, j'ai passé plus de temps à lire l'Equipe et écouter des podcasts de foot qu'à décortiquer Rock Hard Magazine et écouter des disques. Bon, j'ai quand même dévoré les fanzines de Jean-Louis Good Friend consacrés à Drive Blind et aux Uncommonmenfrommars. Mais même avec Jean-Louis, on s'est chauffés sur le foot. Il m'a charrié toute l'année avec l'OM, et j'en ai profité pour me venger et lui envoyer quelques bonnes vannes bien senties sur nos clubs de cœur. Oui, je suis taquin. Mais comme la musique prend toujours le pas sur le foot (la preuve : j'ai accompagné les Burning Heads à Sélestat le jour de Marseille/Lens - victoire de Lens, je me suis enthousiasmé devant Not Scientists le jour de Lens/Monaco - victoire de Lens, et j'ai profité d'un des premiers concerts de Rimel pendant PSG/Lens - défaite cruelle de Lens), je me fais un plaisir de me reconcentrer sur mes nombreux disques à chroniquer pour le zine aux grandes oreilles, et sur notre chère rubrique.

Et quoi de mieux pour me remettre dans le bain que l'écoute du génial 41º46,5N-3º1,9'E de No More Lies chaudement conseillé par tes soins ? Franchement, de tous tes bons conseils depuis le début de notre "aventure", celui-là est clairement mon préféré. Car il symbolise tout ce que j'aime dans le power punk rock. Batterie dynamique, lignes de basse excitantes, guitares rafraichissantes et chant imparable. Des refrains inoubliables, des riffs jouissifs, des morceaux excellents et un son dantesque. On a l'impression que les man ont branché les instruments, qu'un des gars a lancé un "Un dos tres quatro" et que le band a empilé les tubes en enregistrant live le disque. Du putain de grand art. C'est pas compliqué, j'écoute le disque en boucle depuis quelques jours. Et même si ma plage préférée est l'unique instrumental du disque "Fuck up by the wind" (tout un programme !) ça fait longtemps que le chant d'un disque ne m'a pas autant passionné. Je n'ai rien à redire de plus. Ouais, c'est vrai, ça fait court. Mais c'est tellement bien que ça se passe presque de commentaires. C'est frais, c'est bien branlé, c'est parfois alambiqué mais ça coche toutes les cases des groupes high energy qui défoncent ! J'ai jeté une oreille sur les autres disques du groupe et notamment l'excellent In the shade of expectation (gavé de tubes) mais j'ai une nette préférence pour 41º46,5N-3º1,9'E qui est une superbe pépite. Encore un groupe dont je suis passé à côté dans les grandes largeurs. Au point qu'après la sortie du deuxième album de Not Scientists, je suis allé écouter quelques prod de Santi (et notamment le dernier Lion's Law et les géniaux CRIM, groupe catalan de rock 'n' oi! avec un gratteux qui déboite et à qui j'ai décerné le surnom de Slash de la Oi!) sans avoir creusé sur le passé (et peut être même le présent) de zikos de Santi. Et je n'hésiterai pas à évoquer la question avec Ed Scientist et Tomoï Burning qui n'ont jamais évoqué la question avec moi. Mais je ne leur en veux pas, naturellement. Concernant le label BCore, j'ai quelques skeuds en ma possession mais je n'ai jamais suivi la progression du label. Peut-être que l'Espagne, c'est trop chaud pour moi. En tout cas, j'ai plus de skeuds du label allemand Nuclear Blast bien plus proche de chez moi, ah ah !! Mais concernant BCore, c'est encore une lacune, certainement. Je vais me rattraper, avec pour conséquence le fait de me dessaisir de quelques biftons (ou plutôt quelques virements Paypal). On verra bien. En tout cas, merci pour ce superbe tuyau que je ne manquerai pas de bichonner !!!

Not (band) Santi est donc musicien et producteur. Tout comme Davey Warsop. Si tu as bonne mémoire, ce nom ne t'est pas inconnu car je t'ai déjà évoqué son curriculum vitae dans la première saison de Hu(Gui)Gui à propos de Lovebreackers (qui a tourné l'an passé en Europe avec Social Distortion et qui a bien plu en live à mon pote Nico Muscu). Mais je vais quand même en remettre une couche aujourd'hui, car j'adore ses (anciens et actuels) bands dont Beat Union (pop britannique deluxe), Suedehead (groupe soul rock pop à la Joe Jackson et dont le recueil d'EPs tourne dans chacun de mes DJ sets de la convention du disque d'Épinal) et surtout Sharp Shock que Tomoï (encore lui !) m'a fait découvrir en 2018 et que ta copine Teresa East Side Burger a fait jouer à Paris lors de leur unique concert français, en support de la tournée européenne de H2O. Tournée qui a été l'occasion de la publication d'un split 45 tours dans lequel Sharp Shock reprend avec une grande classe "Silly girl" des Descendents (titre que tu peux choper en téléchargement légal sur le site du groupe). Car oui, Davey, en plus d'aimer Bad Religion (comme il a pu le confirmer à nos lecteurs dans le #47 du W-Fenec) aime beaucoup la paire Descendents/ALL. Le clip de la cover de "Silly girl", dispo sur la toile, le voit d'ailleurs se faire tatouer le logo des groupes par Dan Smith, tatoueur réputé et... bassiste de Sharp Shock ! Il en est tellement fan qu'il a monté un groupe rendant hommage (ou pompant allégrement, au choix), la bande de Milo Aukerman. Ce groupe s'appelle Not (tiens tiens !) et c'est mon tuyau. Un tuyau complètement dans l'actu car le quatuor vient de sortir son premier album, édité à trop peu d'exemplaires et dont le deuxième pressage vient d'être réalisé pour une livraison cet été. Bien évidemment indisponible en Europe, il est (re)commandable aux États-Unis chez Wiretap Records (également label de... Lovebreackers !) moyennant des frais de port exorbitants. Je suis à deux doigts de craquer, mais je pense que je vais plutôt demander à un copain qui va au Fest de Gainesville l'automne prochain de me choper un skeud sur place. Et ce copain, c'est toi. Car si tu regardes l'affiche avec une loupe, le groupe est présent sur la deuxième ligne du line-up... en partant du bas. En mode police 4 tandis que les têtes d'affiche (dont... Descendents) sont en caractère 32. J'ai beau porter des lunettes, j'ai eu l'œil sur ce coup ! Donc, je te le demande solennellement, devant des milliers de lecteurs : Guillaume Circus, veux-tu bien me ramener de Gainesville un LP de Not, s'il te plait ? T'en prendras deux d'ailleurs, car après avoir écouté, tu ne pourras pas t'en passer. Tu vas devenir accro à ce quatuor qui va hanter tes jours et tes nuits. La ressemblance avec ALL et Descendents est flagrante, à tel point qu'un éminent spécialiste (Flying Mimi pour ne pas le nommer) a cru que c'était le nouvel album du groupe de hardcore américain et que l'éminent Tomoï (oui oui, encore lui) a validé à la première écoute. Tu vas t'en rendre compte aisément en passant et en repassant dans ta hifi la succession de tubes de ce premier skeud, "Stop the world" (le premier morceau) en tête : le son de basse, c'est le même. Les plans de gratte ressemblent comme deux gouttes d'eau à ceux du groupe californien. Quant à l'enthousiasme et la qualité des morceaux, on est dans l'équivalent. Et comme j'adore le timbre de voix de Davey, ça ajoute un truc en plus et ne fait que renforcer l'idée que ce groupe n'est pas qu'un simple ersatz : c'est une vraie formation qui rend hommage à ses héros. Assurément, un des disques de chevet pour 2023, et certainement pour les années à venir. Car je ne lui trouve aucun défaut, une fois avoir fait abstraction de la ressemblance très prononcée, comme évoqué ci-avant. C'est parfaitement produit, c'est joué à la perfection et je demande à celui qui ne craquera pas aux power pop "Living on the moon" et "Unfuck the world" ou au survitaminé "Hyperactive" de se faire connaître, histoire que je puisse lui remettre les idées en place. Sans déconner, ce disque est bourré d'énergie positive et de chansons rafraîchissantes. Et pour faire également une référence aux pistol-héros de Montpeul', l'essayer, c'est l'adopter. Et j'espère que tu pourras considérer Not comme le tuyau de l'année !

Not - LP Wow ! Mazette ! Là, tu me fais plaisir Très Cher Gui de Champi ! Doublement même. D'une, pour t'être entiché de No More Lies et de deux pour m'avoir fait découvrir un excellent groupe qui va jouer au Fest. Tu avais vu juste, j'ai adoré Not dès les premières secondes et ne manquerai pas d'aller les voir en live et de choper deux LPs de ce Stop the world, même si 150 nouveaux bands ont encore été rajoutés à l'affiche déjà folle ! Dont Ways Away, autre groupe post-hardcore/emo-punk de Sergie Loobkoff, guitariste de Samiam et Maura Weaver, projet solo de la guitariste/chanteuse de Mixtapes, héhé. Tu pars vite dans les tours et t'enflammes rapidement donc je ne suis pas certain, à tête reposée, que mes Espagnols soient réellement ton tuyau préféré parmi ce que je t'ai précédemment proposé, mais en revanche, je peux affirmer que Not est, à égalité avec New Pagans, celui sur lequel je vais le plus revenir à l'avenir.
Tu l'as dit, l'accointance avec la paire Descendents/ALL (groupe des gars de Descendents avec d'autres chanteurs parce que le Milo était trop pris par la fac) est plus que flagrante. On est même à deux doigts de crier au plagiat tellement le son, les riffs/lignes des guitares et basse ressemblent aux Californiens. C'est bluffant mais c'est aussi et surtout une manière à ton Davey touche-à-tout de rendre hommage à cette éminente figure bicéphale, culte dans notre scène punk-rock mais beaucoup trop rare sur nos scènes françaises. En 25 ans, je n'ai vu ALL qu'à deux occasions ; un Deconstruction Tour à Seignosse en 2002 et une date parisienne en 2014 (avec les Australiens Bodyjar et nos amis Burning Heads) et j'ai dû aller en Belgique au Groezrock pour assister à l'enchaînement de tubes et de good vibes des Descendents en 2011. Mais je vais pouvoir mettre les bouchées doubles en 2023 car en plus du Fest, les Descendents sont de la party à l'Xtreme Fest vers Albi. Immanquable. Comme l'est le visionnage du docu Filmage consacré aux deux groupes. Petite larmichette quand tu vois le batteur Bill Stevenson reprendre les concerts après de sérieux soucis de santé (tumeur au cerveau).
En parlant d'émotions et de frissons, même si la voix de Davey est plus mélodique et moins râpeuse que celles de ses mentors, Not arrive également à produire des chansons plus mélancoliques comme "The last time", "Unfuck the world" que tu as citée ou "Losing control", ma préférée de l'album de par son intensité. J'ai pas fini de poncer Stop the world et crois-moi, je connaîtrai tout par cœur cet automne quand je me placerai devant eux, avec une pensée toute particulière pour toi. Sinon, tu vas finir par penser que je fais une obsession ou alors que tout se recoupe naturellement (et que les grands esprits se rencontrent) mais à ton évocation de Suedehead, l'un des groupes de Davey Warsop, j'ai tiqué. Et suis allé vérifier. Pour avoir la confirmation que oui, c'est bien le cinquième chanteur invité par Sergie Loobkoff (encore lui !) avec Felled Trees, sur son album concept tribute à Dinosaur Jr.. Je t'en avais déjà parlé, pour preuve, Mimi Flying, enfin Jérémie Dalstein, gros fan de Dino mais pas du dernier Samiam (personne n'est parfait), qui avait lu scrupuleusement nos échanges de tuyaux m'avait remercié de lui avoir fait découvrir ce projet éphémère. Avec d'autres musiciens, Sergie y reprend en effet l'intégralité de l'album Where you been, chanté par Jason Beebout de Samiam, Garrett Klahn de Texas Is The Reason/Solea, Blair Shehan de Knapsack/Racquet Club, Karl Larsson de Last Days Of April et donc ton Davey, qui était le seul que je ne connaissais pas quand j'ai pécho le LP. Merci d'avoir réparé cet oubli... et désolé pour toutes celles et ceux encore perdus entre tous ces noms de musiciens, groupes. Ils ont de nouveau été servis, ahaha !

On clôt ainsi cette deuxième saison de HuGui(Gui) en beauté (pour ce qui est du foot, ton RC Lens a fait descendre l'AJ Auxerre en Ligue 2 Tacos 3 viandes salade tomates oignons, mon grand-père ne te félicite pas) et on se donne rendez-vous à la rentrée avec un nouveau fanzine papier récapitulant tout ça, agrémenté encore d'un épisode estival bonus. J'ai déjà hâte !