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Hugo Clarence / Chronique LP > Welcome to the valley of imps

Hugo Clarence - Welcome to the valley of imps Après un premier EP marquant, Hugo Clarence nous propose un long effort qui creuse toujours le même sillon country-folk dont on s'est délecté il y a quelques mois. Aucun morceau de l'EP sur ce disque, Hugo nous donne que de l'inédit, il est peu dire que le bonhomme en a sous le pied, la preuve en 9 titres savamment torchés.
Pas de véritables changements à l'horizon, d'ailleurs ils n'ont pas de raison d'être pour le moment, si ce n'est la confirmation d'un songwriting solide de A à Z et des jolis morceaux à la pelle. Dès la plage "Welcome to the valley of imps", on renoue avec cette univers situé entre Johnny Cash et Mark Lanegan qui nous avait littéralement enchanté : des mélodies un peu rustres dans la grande tradition du genre, des atmosphères ombrageuses, une voix inspirée et un spleen entre bourbon et nicotine. "Quarantine blues", le second titre, offre à Hugo Clarence l'occasion de faire découvrir un autre panel de sa musique : un titre plus enlevé, plus enragé et percutant. Et en gros, l'album se structurera de cette manière : une alternance pas toujours régulière de morceaux plus doux et de titres plus rentre-dedans.
Welcome to the valley of imps se déguste facilement et offre la sensation constante d'offrir un nid douillet sonore à l'auditeur. Un espèce de home sweet home musical vers lequel on revient facilement lorsque l'on ressent le besoin d'ambiances plus boisées. Un album qui s'avère très réussi et compenserait presque son départ de The Black Flowers (en stand-by ?). Et vu la trajectoire qu'il prend et les envies qu'il démontre, on peut aisément le comprendre. Chers lecteurs, si tu dois découvrir Hugo Clarence, Welcome to the valley of imps semble être l'opportunité avec un grand O.

Hugo Clarence / Chronique EP > Dig to the underworld

Hugo Clarence - Dig Quand Hugo Clarence, le batteur de The Black Flowers (rock'roll high-energy from Lyon, s'il était besoin de te le rappeler...), s'échappe de son groupe pour une virée solo, c'est dans les grands canyons américains qu'il nous emmène avec un Ep qui brasse des influences diverses : l'americana, Johnny Cash, Mark Lanegan, David Eugene Edwards et peut-être des références plus "redneck"... "Dig to the underworld" séduit grâce à son ton un peu mordant qui rappelle Mike Ness de Social Distorsion en solo. Et puis les compositions d'Hugo Clarence jouissent de bien d'autres qualités : de jolies mélodies, des orchestrations bien plaisantes, une voix qui reprend les codes du genre et tous ces éléments seront repris dans les autres morceaux qui jalonneront Dig to the underworld. C'est tantôt plutôt caressant comme "Legendary train", tantôt plutôt sautillant comme "St James infirmary blues" ou carrément introspectif et maussade mais avec une petite lueur d'espoir sur "Let me know when I die" ou l'on retrouve avec plaisir ce banjo cher au Sixteen Horsepower. On a cité des influences musicales en début de chronique mais la musique d'Hugo Clarence prend également sa source d'inspiration dans la littérature comme le montre l'interlude de Charles Bukowski où celui-ci déclame un poème (To the whore who took my poems) : on l'imagine attablé devant un micro immaculé de fumée de cigarettes avec un verre de bourbon à sa droite.
Au vu de la qualité de son projet principal, on aurait misé un petit quelque chose sur cette petite escapade et le moins que l'on puisse dire, c'est que le grand écart est réussi pour Hugo Clarence. On tient à signaler quand même qu'Hugo n'est pas brouillé avec son groupe, preuve s'il en est, le guitariste de The Black Flowers (Ben Allardsön) est même venu lui filer un coup de main furtif mais remarqué sur "Dig to the underworld".