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Biographie > Huckleberry

S'il y a un point derrière le Huck (sur le net, il passe mal ! désolé), c'est que Huck est le "diminutif" de Huckleberry (le pote de Tom ?), groupe champennois qui tourne un peu (croisant entre autres Tahiti 80 ou Aston Villa) et sort en mars 2001 un maxi intitulé Mon intérieur. Grégory (chant, guitare), Samuel (guitare), Irwin (basse) et Florian (batterie) enregistrent un autre maxi en 2002 : Un peu plus loin du corps, nouveaux concerts, et la route se poursuit sous le nom de Huck, plus direct, moins commun. Cette route mène à Coeurs sourds, un EP qui est certainement la dernière marche franchie par le groupe avant l'enregistrement d'un premier album...

Qui ne viendra pas avant octobre 2011 ! Pourquoi ? Parce que le groupe explose et ce n'est que quelques années plus tard que Greg reprend l'aventure avec trois nouveaux comparses (Arnaud, Julien et Sébastien). Ce n'est plus vraiment le même groupe mais c'est toujours Huck (sans le point) qui sort Faire parler la foudre via Dixsonance/Volvox Music.

Interview : Huck, Huck vs me, i'm famous (Nov. 2012)

Huck / Chronique LP > Faire parler la foudre

Huck - Faire parler la foudre Le Huck version 2.0 vient donc Faire parler la foudre à la mi-octobre 2011, les nouveaux visages s'affichent sur la pochette qui respecte la thématique avec un éclair... Si, là, le son arrive après la lumière, c'est, à l'inverse du phénomène naturel, bien là le plus important. Pour ceux qui avaient suivi les aventures des débuts du groupe, la voix, facilement identifiable, de Grégory fait remonter les souvenirs et pour moi, c'est toujours la même référence même si le nom de Scapin ne doit plus parler à grand monde... A l'heure où les groupes pratiquant le rock en français (Kaolin, Elista, RadioSofa, Prohom, Démago...) ont bien du mal à se faire entendre face aux hordes de pseudo-rockers (Luce, Doré, BB Brunes...) créés et vendus par les télés et les radios de grande diffusion, Huck déboule et ... ne devrait pas changer la donne. Car le ton n'est pas consensuel, les rythmes ne sont pas assez basiques, les textes sont trop exigeants ou dérangeants (qu'ils aillent tous se faire foudre ! sur "La foudre", Je ne suis pas le fils d'Anne Sinclair croisé avec Massimo Gargia qui ferait de ma vie un enfer aussi raffiné que narquois... sur "Fils de rien"), la guitare parfois trop électrisée, les balades ne sont jamais vraiment calmes ("Si tu y mets du tien") ou alors le sont trop ("Les étincelles"), Huck est trop rock pour plaire aux masses mais si tu lis cet article tu n'es pas concerné et dois rapidement te pencher sur le cas de ce groupe qui refait surface et propose des sons frais à un rayon que l'on dit trop souvent étriqué et forcément déjà totalement visité. Seule petite fausse note pour Faire parler la foudre, c'est le remix final de "Mauvaise came" mélangé à "La déglingue", les deux titres sont très bons mais passés à la soupe électro peu inspirée, leur mixage est assez indigeste. Peu d'intérêt et aucune utilité pour ce "bonus" qui sonne là plus comme un "malus", c'est donc tout l'inverse du reste de l'album !

Huck / Chronique EP > Coeurs sourds

huck : coeurs sourds Les excellentes découvertes au rayon "rock français" sont rares alors ne gâchons pas notre plaisir, oublions le son de prod un peu faiblard qui assourdit la batterie et régalons nous des 7 titres de ce Coeurs sourds. Tout commence par "Introduction... proposition", un titre court qui laisse la porte ouverte à l'auditeur, accroché par la guitare, happé par le rythme, il restera, dérangé par le ton du chant, il peut encore refuser la proposition et s'en aller. La fuite n'est pas la meilleure solution, essayons-nous maintenant à Huck. Le groupe propose des titres en français, très rythmés, très dynamiques, fort bien écrits et si les charpentes sont assez traditionnelles, l'ensemble est très agréable, les titres sont efficaces et ne lassent pas, deux qualités qui ne sont que rarement communes quand on parle de rock français, tomber dans le variet-rock, si à la mode en ce moment, étant le piège fatal pas toujours évident à éviter. Huck s'en sort donc avec les honneurs et entre "A contre corps" qui donne de la vitesse et "Tolosa", un joli instrumental, qui ralentit le tempo, nous offre ses états d'âmes, fait passer ses émotions avec ses instruments et les mots plus qu'avec la modulation du chant. Huck évite également les comparaisons avec Noir Désir (même si sur "A nu", on ne peut pas s'empêcher d'avoir une pensée pour Bertrand et Marie du fait des textes ... Ne plus prendre de claques, de celles qui nous laissent des traces, de celles qui nous laissent par terre). Non, si on veut les ranger dans une boîte, on les mettra avec les Scapin, un tiroir qui leur va certainement bien puisque David vient prêter sa voix à leur reprise du "En secret" de Dominique A, la voix des Scapin se fond parfaitement dans l'interprétation que fait le groupe d'un titre qui n'est pas à eux... Exercice difficile mais encore une fois brillament réussi !
Huck se débrouille très bien, avec ou sans le renfort de ses amis, on attend la suite de leurs aventures avec une impatience certaine !