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Biographie > Un hurlement venu du désert (rock)

La jeune meute de The Howling a vu le jour en 2001 du côté de la ville rose (Toulouse)... Trois loups affamés, Julien Mangogna (chant, guitar)e, Craigh Mouton (basse) et Guillaume Raynal (batterie) s'essaient alors au rock sonnant et trébuchant après avoir été nourris durant leur plus tendre jeunesse au son des 90's, Black Sabbath et Soundgarden en tête, avec bien sûr LE modèle : Kyuss. Le line-up du groupe évolue pendant les premières années d'existence du groupe, avec les arrivées de Ludovic Fontaine et Benoït Guilbaud à la section rythmiques, le groupe y gagne alors en force de percussion. The Howling écume les salles de France et de Navarre pour y affiner son style personnel. Fait de desert-rock dans la plus pure mouvance stoner, le son du combo toulousain évoque les grandes heures de Kyuss, d'où Desert Song, le premier EP du groupe, sorti fin juin 2006 et nommé ainsi en clin d'oeil des géniteurs de Blues for the red sun et Sky Valley.

The Howling / Chronique EP > Desert songs

the_howling_desert_songs.jpg A peine à t-on le temps de poser Desert songs sur la platine que l'on est tout de suite happé par la section rythmique toolienne de "Dogs on a leash" (toutes proportions gardées évidemment). Les guitares tournent en boucle, affutées comme des lames de rasoir, la basse se fait vrombissante avant d'entrer en fusion, les mélodies s'insinuent lentement mais sûrement dans notre esprit et The Howling accouche sans forcer d'un titre qui nous démontre d'entrée que les toulousains en ont sous la pédale. On ne peut alors que s'incliner devant la démonstration de force. Les toulousains changent pourtant leur fusil d'épaule avec "Fin du jeu", pour en résultat très en deçà de ce dont on les pense alors capables. Seul titre de l'album chanté en français, ce morceau joue la carte du rock radiophonique orienté "french touch" sans jamais parvenir trouver son originalité ni dévoiler réellement son jeu. Déjà plus ou moins entendu chez une multitude de jeunes ou moins jeunes formations hexagonales, "Fin du jeu" voit le groupe gaspiller ses as, s'éloigner complètement du premier titre sans jamais convaincre.
Quoi qu'on en dise, The Howling a au moins le mérite de tenter des choses, de se chercher, quite à se perdre un peu le temps d'un morceau. Surtout qu'il remet sévèrement les pendules à l'heure sur l'excellent titre (quasi) éponyme de l'album, d'ailleurs précédé d'un agréable interlude acoustique ("The race"). Sans aucun doute LE titre phare de ce premier effort studio. Hommage à peine déguisé à Kyuss, "Desert song" est un morceau en forme de ballade psychédélique massive et caniculaire avec un chant évoquant par instants A Perfect Circle. Un titre qui bascule dans sa deuxième moitié dans le gros heavy-rock des 70's avec avalanche de riffs et rythmiques percutantes au programme. Un hit absolu. Suivent alors "Sister n'angel" puis "Surfin'70's", deux titres sur lesquels The Howling fait encore évoluer sa musique. A l'image d'un Queens of the Stone Age ou Wellwater Conspiracy, les toulousains naviguent à vue entre rock bluesy ("Surfin'70's") et folk éraillée légère ("Sinner"), en passant par un "Sister n'angel" à l'image de ce qu'est ce mini-album : toujours sur le fil du rasoir entre psychédélisme léger et rock plus massif. Dépaysant et varié, puisant sa force au coeur des canyons américains (à l'image de son artwork), Desert songs est un EP gorgé de power-stoner rock efficace et de ballades heavy-blues rock bien senties. Un premier opus qui en appelle d'autres (l'album est annoncé pour 2007 d'ailleurs) et nous rassure, après le choc frontal Zoe, sur l'état de santé de la scène stoner/desert-rock francophone. Une scène qui si elle n'a pas encore la quantité de ses concurrentes américaines et scandinaves, a trouvé ses maîtres avec Glowsun, Zoe et donc The Howling...