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Essentiellement renommé (sinon uniquement) de l'autre côté de l'Atlantique, Horace Pinker est pourtant de ces groupes qui bourlinguent discrètement aux quatre coins du monde (une vingtaine de pays visité à ce jour sur quatre continents) et pas qu'avec des groupes de seconde zone. les natifs de l'Arizona ont ainsi notamment joué aux côtés de Bad Religion, Jawreaker, Fugazi ou Rise Against et The Offspring, rien que ça. Question discographie, les gaziers n'ont pas tellement chômé non plus puisque, si rares sont leurs enregistrements à avoir atteint ce point précis du globe, HP a sorti une poignée d'albums, pas moins de 12 EPs et est apparu sur une trentaine de compilations. Sans parler de quelques apparitions, toujours fugitives, dans des séries TV de grands networks US. Bref, une carrière placée sous le sceau du punk rock puis du pop-punk, que le groupe mène bon an mal an depuis plus de deux décennies...

Horace Pinker / Chronique LP > Local state inertia

Horace Pinker Comme à son habitude, le label allemand Arctic Rodeo Recordings soigne le contenu comme le contenant en sortant l'album dans un élégant digisleeve et en continuant de distiller avec une effrayante régularité les sorties power-pop/punk rock électriques et typiquement 90's. Dans le cas d'Horace Pinker et de son Local state inertia, l'évidence est certes moins marquante, mais elle suit en filigrane le déroulé du tracklisting d'un album qui marque d'entrée les esprits par la hargne et le voltage qui prennent d'assaut les enceintes dès le morceau-titre puis sa séquelle immédiate "Placebo effect". Une grosse présence, les guitares tranchantes et la rythmique pop-punk qui dynamite l'ensemble, du charisme vocal et une jolie envie d'en découdre, on valide.
Une dizaine de titres du même tonneau, du calibré pour ne jamais dépasser la barre fatidique des 4 minutes, on donne dans le rock compact, la pop ultra-mélodique, le punk enlevé sans une once d'agressivité dans le ton. Pas de tension, juste du fun et un côté surf-pop-rock assez bien assumé par leurs auteurs, ça fait vingt ans que le groupe existe et l'affaire est maintenant réglée comme du papier à musique. Les morceaux défilent à une vitesse folle, les enchaînement sont imparables et on n'a qu'une envie, suivre Horace Pinker dans ses pérégrinations le long de la côté Californienne, ses plages de sable chaud, l'océan à perte de vue et les hordes de playmates en bikini. "No frequency", "Into the after" (on passe sur "Less of you" sur lequel le Horace s'est quand même bien foiré), on enchaîne, on n'évite pas quelques répétitions une fois passée la moitié de l'album mais Local state inertia nous réserve de toutes les façons toujours plus que le minimum syndical exigeable ("Charms and pills", "Catch 22"). En clair : c'est frais, méchamment cool et ça bénéficie donc d'un potentiel de sympathie évident en ces temps de sinistrose ambiante...