Honey For Petzi - Observations + Descriptions Plus de 25 ans que ce trio de gentlemen (from Lausanne, Switzerland) existe et une petite vingtaine d'années que je les connais, après un concert organisé par le Noise Olympique (asso de feu Marvin) au Baloard ou au Peanuts à Montpellier. Je n'avais jamais creusé davantage, ni possédé de disques chez moi, c'est maintenant chose réparée avec ce digipak Observations + Descriptions. Et quelles sont donc les miennes, d'observations et de descriptions ?

Tout d'abord que ce groupe que je croyais instrumental, comme ça se fait beaucoup dans le math-rock, a incorporé du chant dans ses morceaux au fil des années. Et en français s'il vous plaît (mais aussi parfois en anglais), ce qui me surprend quelque peu quand arrive "Infini", troisième chanson plutôt posée de ce huitième album où la voix ressort bien. Je ne m'en étais pas rendu compte à la première écoute de "Écoute" (ahaha) qui ouvre ce disque, titre pour lequel je m'étais davantage focalisé sur son côté entêtant et entraînant. Sur le deuxième, "Island", c'est la basse, empruntant beaucoup au thème de Mission Impossible et toute aussi prenante, qui avait retenu mon attention. Le chant était du reste en anglais.
Je parlais de math rock car c'est ainsi que les Suisses étaient compartimentés dans mes souvenirs mais cet album tire davantage vers une indie-pop presque électronisante, suivant ainsi le virage amorcé en 2011 avec leur précédent méfait. Oui, à part AC/DC et les Ramones, qui a envie de refaire indéfiniment la même musique ? Bon, OK, certains ne devraient peut être pas s'aventurer sur des plates-bandes qu'ils ne maîtrisent pas ou ne leur conviennent guère, mais Honey For Petzi n'a plus grand-chose à prouver et s'en sort de fort belle manière. Même si certains morceaux sont plus efficaces que d'autres, me concernant. En plus d'"Écoute" précédemment cité, c'est le cas des deux méga tubes placés en fin d'album que sont "Fall" et "Apnée", et dans une moindre mesure "Géométrie".

C'est marrant car pendant que le CD tournait sur ma platine, je me disais qu'il y avait une ambiance générale qui me rappelait un autre groupe mais je n'arrivais pas à mettre la main (enfin le nom) dessus. C'était assez flagrant, je l'avais sur le bout de la langue et à la deuxième écoute, bim, c'est devenu évident : Pinback. Bon sang, mais c'est bien sûr ! «Marrant» disais-je, car en allant fouiner sur le site du W-Fenec, je tombe sur la chronique de General thoughts and tastes, leur album précédent rédigée par Cactus, que je ne connais absolument pas car plus dans la team et de qui parle-t-il pour qualifier la musique en pleine évolution de Honey For Petzi ? Yep, le duo magique de San Diego.