holophonics_promo.jpg holophonics_promo.jpg Samedi soir 23 juin, Montélimar est quasiment en état de siège (sic). Et pour cause, avec 48h de retard sur la plupart des grandes villes de l'hexagone, la cité drômoise célèbre la fête de la Musique. Pour l'occasion, des dizaines de groupes éparpillés un peu partout dans la ville et surtout au coeur du "central park"... local, Holophonics. Comme l'an dernier (mais on y était pas), l'un des plus sûrs espoirs de la scène nu-rock française est venu mettre le public montilien à ses pieds (cette fois, pas de souci, on est bien dans le coin). Et là, petit souci, parce que le concert devait débuter à 23h, donc le duo de choc du W-Fenec pour ce soir (soit votre serviteur et sa compagne Lilo) ont prévu de débarquer vers 22h10 lorsqu'un petit sms de la part du groupe nous prévient dès 22h12 que le set va débuter avec pas mal d'avance puisqu'ils sont déjà en train de monter leur matos. Là, il y a urgence.
Car Montélimar, un soir de fête de la musique c'est à vue de pif 500 places de parking pour 2000 voitures ou à peu près. Après une bonne grosse demi-heure à trimer pour se garer, on peut finalement débarquer en ordre, dispersé, pour assister au concert des Grenoblois. Devant un public familial mais relativement fourni (concert gratuit aidant), et après quelques minutes passées à se régler, Holophonics peut enfin faire parler les décibels. Et là, d'entrée, les isérois passent aux choses sérieuses. Si le cadre ne se prête pas forcément aux meilleures performances sonores, le groupe jouant dans un kiosque en plein air, si les lights sont en peu juste, (toujours pour les mêmes raisons), le set est lui particulièrement bien rôdé et force est de constater que les morceaux de A land to end my flight passent sans problème en live. C'est carré, puissant et son envoie du gros son. Avec un véritable sens du single qui fait mâle, Holophonics nous balance dans les tympans des titres comme "Soulmates" ou "Slanging to ourselves" qui déboitent une épaule et semble ravir l'assistance. Efficace, très efficace.
Car les grenoblois en live, c'est complètement dans la veine de ce à quoi on a droit sur CD, soit une grosse heure d'un crossover nu-rock éléctro aux fulgurances metal, des samples efficaces, un chanteur qui se démène avec talent, des zikos qui assurent une énergie démentielle et une vraie spontanéité même si techniquement c'est déjà bien gaulé. Mention spéciale à "Neverelation", "Question of time" et "The deadly hours" qui nous bien filé quelques frissons, en même temps que je perds complètement le fil de la setlist, pas grave il y avait plus important. La classe donc, en attendant de retrouver le groupe dans vraie salle, avec une vraie acoustique et un public un peu plus connaisseur, histoire d'en prendre un peu plus dans les tympans. Mais, ça c'est déjà une autre histoire.