high on fire : blessed black wings Plus d'un an aprés sa sortie, voici enfin la chronique de ce Blessed black wings... Si l'album m'a plu tout de suite, pourquoi avoir attendu d'être en vacances et d'avoir un peu de temps devant moi pour en parler ? Pour deux raisons simples, premièrement l'attaché de presse ne m'a pas harcelé (si si, ça peut jouer) et deuxièmement (et surtout), l'album promo est saucissonné en 90 pistes (pour 9 morceaux, ça fait beaucoup !), un système anti copie spécialement conçu contre la presse, j'ai horreur de ça... Comment (re)connaître les titres (j'adore le passage sur la piste 70...), comment s'y retrouver dans ce bordel, comment ne pas fausser audio scrobller (le désactiver à chaque écoute, c'est lourd !), bref, autant de bonnes excuses pour ne m'y mettre que maintenant... parce que quand même, ce serait con de passer à côté de cet album musicalement excellent ! Pour faire court, c'est du stoner qui déboîte ! Imagine du Pelican joué à la vitesse punk avec un chant qui arrache tout sur son passage (dommage que certaines lignes sont un peu redondantes)... En plus d'être un bon chanteur, Matt Pike envoie des riffs énormissimes (quel son !) et du solo trempé dans le whisky, et comme il lie très facilement accords abrasifs et solos croustillants, c'est la grande classe ("The face of oblivion", "To cross the bridge"), ce n'est pas le même genre que leur concitoyens de Metallica, mais c'est tout aussi ébouriffant. Mais seul, il ne pourrait pas délivrer autant de puissance de feu, une batterie diabolique et une basse dévastatrice le suivent et donnent à l'ensemble l'impression d'être inarrêtable... De toute façon qui voudrait arrêter High on Fire ?
Tu adores la charge des oliphants dans le Le retour du roi (Le seigneur des anneaux), tu aimes le gras, tu aimes les riffs lourds qui tachent, tu aimes les éclairs guitaristiques et le tonnerre rythmique ? Procure toi Blessed black wings !