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C'est en 2001 que Hide Park Corner voit le jour, un combo rock isérois où l'on trouve aujourd'hui les deux frères Manuel (chant, guitare) et Dimitri (batterie) entourés de Mathias (basse), Romaint et Martin (guitares). En 3 ans, ils sortent quelques petites démos, participent à des tremplins et tournent du côté de Grenoble et Voiron. Pour faire bouger les choses, ils montent l'asso Mégaphone qui organise des concerts et les aide à sortir un premier CD en février 2004 : Split qui est enregistré au studio Passe-Muraille par Luc Guillot.
Ils sortent un nouvel album au printemps 2007 : Hotel Slavija.

Hide Park Corner / Chronique LP > Hotel Slavija

Hide Park Corner - Hotel slavija Avec son Split, Hide Park Corner m'avait laissé dans l'expectative, le groupe se cherchait et à travers 8 titres explorait à la fois des voies instrumentales, pop, rugueuses, tantôt en français, tantôt dans d'autres langues. Et parmi tout cela, j'avais davantage accroché à leurs côtés rock anglophones... En grandissant, le groupe a choisi sa voie, sa voix, celle d'un rock assez pop chanté en français, les premières écoutes d'Hotel Slavija m'ont donc un peu déçues, moi qui espérait qu'ils prennent une route plus rock'n'roll et grungy...
"Conflit d'hémisphères", conflit d'intérêt, le collectif pour Hide Park Corner, le personnel pour ma pomme, je fais face tout de même et poursuis la visite de l'Hotel Slavija où l'on rencontre le monde entier, "Glasgow-Bangkok" via des "Bifurcations", passage en Russie ("De haine et de vodka glacée"), parfois à "Contre-courant" mais on se retrouve toujours pas loin d'une des chambres dudit hôtel. 4 sont explorées (les 107, 114, 411 et 413) et racontent des histoires même si la chambre est vide... Ces histoires de sont pas drôles, loin de là, elles sont habitées par une forme de tristesse, face au monde actuel, il est vrai qu'il n'est pas facile de rayonner de joie... Ces histoires sont celles du temps présent malgré le côté "historique" de l'Hotel Slavija, un hôtel construit en 1900 au coeur du carré du palais de l'empereur romain Diocletien, palais qui se situe au centre de Split en Croatie. Là, tout se connecte : Split, Hotel Slavija, Hide Park Corner, les conflits, ses soldats inconnus, l'incompréhension, un "Déserteur", une rage contenue, des larmes, le spleen à défaut d'idéal.
Au final, Hide Park Corner a choisi de faire ce qui lui plaît et de le faire avec précision, leur talent et leur quête du détail font de cet opus une galette sacrément bien ficelée dans laquelle on peut fouiller des heures et trouver de nombreux trésors, et quand bien même tu ne trouverais rien, la recherche aurait été agréable...

Hide Park Corner / Chronique LP > Split

hide park corner : split C'est un groupe à (au moins) trois facettes que les huit titres de Split nous permet de découvrir : un Hide Park Corner assez pop qui chante en français, un Hide Park Corner plutôt rock alternatif/grungy qui s'exprime en anglais et enfin, un Hide Park Corner qui se tait pour laisser parler les instruments.
Si la douceur du chant en français est agréable, c'est surtout le côté rugueux des isérois qui retient mon attention, à l'instar de Highlight ou Crackmind, c'est l'ombre de Pearl Jam qui plane sur "Here we are" alors que "Therapeutic way of living in urgency" s'en détache un peu sur les passages calmes. Cette référence obligée ne marque pas trop l'album car les deux titres plus imposants que sont "Mala strana" et "Rynek glowny" remettent le courant alternatif à l'honneur sans qu'on puisse y trouver une filiation directe avec qui que ce soir, c'est dans ces titres que Hide Park Corner construit son identité, moments de calme, montées, tension, mots français, mots inconnus (russes ?), mots anglais, peu importe la langue, le désespoir se fait sentir au travers des guitares qui pleurent leurs riffs et électrisent l'auditeur. Pour s'en remettre, le groupe propose "Split", morceau instrumental construit sur une batterie et une basse (un poil trop discrète), se promènent les notes avec ou sans effets, "Split" est une transition plus qu'une démonstration, une aération qu'Hide Park Corner maîtrise avant de rebrancher les micros...
Soit le groupe se cherche encore, soit il se trouve tout entier tel qu'est Split : ouvert. Mais qu'on soit à Voiron ou à Seattle, ça sonnera toujours rock.