Hellride - Goodbyes to forever Deux guitaristes et un chanteur, tous trois fans de métal ont un jour décidé de monter un groupe de métal... acoustique. Aussi difficilement pensable cela est-il, le trio de Nuremberg n'a jamais pensé à passer à l'électrique et a toujours composé "unplugged". Même si le projet a pris corps et se trouve être plutôt réussi, leur carrière s'arrête avec ce deuxième album Goodbyes to forever. Alors, on connaît tous la capacité de certains groupes énervés à faire passer leur énergie brute dans des versions débranchées assez épiques (Nostromo bien sûr mais tu peux aussi youtuber le travail de Rabin Miguel sur différents titres comme le "Stranded" de Gojira) mais ici, étant donné que tout n'existe qu'en version douce, le métal se retrouve dans les structures, les attaques, le dynamisme ("Metal is an attitude" comme ils le disent très bien sur le surpuissant "Metal this not is") et c'est assez bluffant de se retrouver à aisément imaginer ce que pourraient donner ces morceaux en version artillerie lourde. On est même un peu déçu de se dire qu'on ne connaîtra jamais toute la puissance dégagée par ces titres vu combien ils sont déjà excitants et incisifs. Le combo varie suffisamment les rythmes pour s'octroyer des temps plus calmes comme "Air supremacy" ou "3030" même si les samples de sirènes à l'arrière-plan de celui-ci ne permettent pas le déploiement d'une ambiance très zen. Bien plus qu'une simple expérience, Hellride est une démonstration éclatante que le métal ne peut se résumer à de lourdes distorsions, c'est aussi des compositions lumineuses et captivantes. La classe.