Hell In Town - Bones Petit rythme, riff gras, bel hurlement, Hell In Town frappe avant d'entrer, en entrant et en sortant ! Même si ensuite les Bordelais montreront qu'ils sont capables de plus de délicatesse, leur entrée en matière est fracassante ! Lourd à souhait option enclume/marteau, leur heavy-stoner-sludge fait de l'effet dès "Wilder", pas forcément le plus sauvage des 7 titres de ce Bones qui n'est que leur deuxième production depuis 2010 (la faute à divers mouvements au sein du groupe dont Matt DMS (basse, chant, enregistrement) semble être la colonne vertébrale). Une fois le pied à l'étrier, la chevauchée se poursuit avec davantage de déliés (quelques éléments - autant à la guitare qu'au chant - me font penser à Alice in Chains) et un goût prononcé pour enfoncer le propos quitte à le balancer l'accord en boucle sur un paquet de temps. Avec la belle mélodie bien puissante sur "Into the dawn" (à la Headcharger ?), le groupe accorde une joute à son arc (désolé, j'ai contrepétré) et dévoile un peu d'émotions bien vivantes là où on ne voyait qu'un fatras digne d'un ossuaire de Douaumont (bon anniversaire la Grande). Ces instants plus calmes volent en éclat avec les trois derniers titres et notamment le plus énervé d'entre eux, l'ultime "Bones", tout en rage et empreint d'un peu de folie macabre.