Hateful Monday - The great nothing Souviens-toi toujours, ce n'est pas le lundi que tu détestes mais le capitalisme. Et peut-on être Suisse et anticapitaliste ? Disons que cela fait plus de 25 ans et maintenant 6 albums que Reverend Seb (basse/chant) et Igor Gonzola (batterie), accompagnés de différents guitaristes au fil du temps (ici Alex et Lolo), s'échinent à nous démontrer que oui, avec leur skate-punk qui n'a pas trop pris de ride. Si tu aimes quand ça bourre tout en restant ultra mélodique, les rythmiques soutenues et les chœurs à gogo, Bad Religion (à qui ils ont souvent été comparés) mais aussi et surtout, je trouve, No Use For A Name (flagrant dans "Mid-life crisis social club"), NOFX, alors Hateful Monday est là pour toi. C'est ce qui se fait de mieux dans le genre en Europe (voire plus), leur longévité et régularité en attestent, et ce ne sont pas ces 14 nouveaux titres qui vont me faire mentir. Si j'ai parfois pu être lassé par les trop nombreuses pâles copies, ersatz de punk mélo californien, The great nothing m'a, au contraire, bien bluffé. Le disque déborde de tubes ("The great filter", "Poison people", "The voice of opposition"...) et ne souffre d'aucune baisse de régime, s'autorisant même du second degré plus qu'apprécié ("Tofu fighters (learn to fry)"), même si, perso, je suis plus team halloumi first (and the gimme gimmes).