rock Rock > Hard-Ons

Biographie > Hard-Ons

C'est le retour des vieilles gloires ! Après Discharge et The Exploited, les punks dans l'âme de Hard-Ons refont surface, toujours sur le pont après vingt ans de carrière. Formés en 1980 (!) à Sydney et auteurs alors de 6 albums fondateurs, le trio australien s'était offert un large break depuis 1993 au grand dam de leurs fans, parmi lesquels on comptait au hasard Green Day ou les Vandals. Amputé de leur chanteur/batteur Keish, le désormais duo n'avait retrouvé le goût de la poussière et le chemin des studios qu'avec l'arrivée d'un nouveau batteur (Peter) en 1997, tandis que le guitariste Blackie décidait de désormais mettre à contributions ses cordes vocales. Et il faut les ménager lorsque l'on pratique un punk-hardcore d'une telle intensité... Après le renouveau This horrible place en 1998, c'est avec Very Exciting ! que l'on repart en 2002 à la rencontre du Hard-Ons nouveau. On the road again !

Interview : Hard-Ons, Interview de Blackie (Hard-Ons) (juillet 2003)

Hard-Ons / Chronique LP > Most people are a waste of time

hard_ons_most_people_are_a_waste_of_time.jpg Déjà, il y a ce titre Most people are a waste of time, aussi éloquent qu'explicite et qui laisse à penser que les Hard-Ons sont encore de retour et plus en forme que jamais. Ensuite, il y a "What would stiv bators do" qui démonte le lecteur CD... Et là on comprendre qu'on va avoir de la provoc mais également que pour leur dixième album, les australiens n'ont (quasiment) pas pris une ride. Et pourtant, à l'origine de toute la vague émo-punk qui taille en pièce les charts depuis dix ans (cf : ces pitoyables suiveurs Green Day par exemple), les Hard-Ons n'ont sans doute pas le statut qu'ils méritent forcément. Hymnes power-pop-rock fédérateurs, dopés à l'énergique typiquement punk ("I'm hurt, I"m in pain", "Crack"), guitares malicieuses, mélodies urgentes et refrains accrocheurs, Hard-Ons tient là une recette qui marche parfaitement et n'hésite pas à l'améliorer encore et encore tout au long des 13 titres de ce Most people are a waste of time/. Section rythmique volubile et production nickel chrome, riffs enflammés et chant parfaitement en phase avec le reste, le trio fait parler la poudre avec son sens du refrain taillé pour les stades ("Knowing my luck", "I'll get thrush or something"...). Le groupe maîtrise son sujet et assure avec une facilité déconcertante, parfois un peu trop d'ailleurs, car il baisse un temps de pied sur "Bubble bath" ou "Stop crying", deux titres un peu trop calibré FM. Mais les wallabies se reprennent rapidement pour nous administrer un "Poorest kid on the block" au rythme effrené et tout en éléctricité juvenile. Basique, pop-punk à la Ramones, Most people are a waste of time est album qui mettra forcément un grand coup de boost à quiconque se penchera quelques instants dessus, sans jamais lui donner l'impression d'avoir devant lui un énième ersatz des starlettes du genre. 10e album pour les Hard-Ons et pas l'ombre d'un début de lassitude, de manque d'imagination, les australiens sont toujours aussi fringants qu'à leurs débuts et ça, ça fait plaisir à entendre...

Hard-Ons / Chronique LP > Very exciting !

Hard-Ons : Very exciting ! Et comme le Beaujolais, la musique des Hard-Ons semble se bonifier avec l'âge, ou tout du moins ne pas prendre une ride : les vieux singes sont encore capable d'apprendre bien des grimaces à tous les trios power-pop de la planête tant ils s'y connaissent en matière de refrains fédérateurs et de rythmiques en béton. Un énorme pressentiment pesait encore quant aux capacités de notre ami Blackie à assurer les parties vocales... et l'on ne peut donc qu'être rassuré de voir que, passée la surprise des premiers instants, celui-ci s'en tire avec les honneurs en donnant même un peu plus de profondeur au style Hard-Ons, passant des rugissements (l'hallucinant "Cats got your tonge") au chant mélodieux (le poppy "Sunny") avec une facilité déconcertante et une proportion à faire le pitre dans son "Taxi" coloré. Une production évidemment garage, des préoccupations toujours aussi complexe (sexe, soleil, courses de voitures et élaguage de chat...), et cet album qui devient de plus en plus Very Exciting ! au fur et à mesure que se déroulent ces chansonettes poppy, ces bastonnements hardcores et ces hymnes fédérateurs ("Race track", futur classique).
Et si les riffs restent basiques, il ne faut pas oublier que les Hard-Ons sont avant tout des punks. Et des vrais, qui sentent la bière et le Marshall plus que la savonette-bébé et le package piercing-tatoo dé(lé)biles. Et en plus ces braves gens n'aiment pas la techno ("Every time I heard techo I pray for death"), ne sont-ils pas charmants ?