rock Rock > Hailstones

Biographie > Salut les pierres

Hailstones est le projet d'un seul homme : Greg Costacurta, l'ex-guitariste de 7tone n'a jamais abandonné la musique et après l'expérience métal-indus s'est lancée dans une musique plus organique et plus chaude. S'il compose longtemps seul, il s'entoure d'autres musiciens pour enregistrer et préparer le live, il s'agit d'Alex (Djizoes, batteur) et Wlad (Amok, bassiste). Quand ils partent à Hanovre en octobre 2009, le chant n'est encore qu'une option sur leur musique, l'arrivée de Sailyk et ses textes ne se faisant que tardivement, ils seront enregistrés en décembre. Autoproduit et autodistribué, le premier album Another curse... sort au printemps 2010...

Hailstones / Chronique LP > Another curse...

Hailstones - Another curse... Hailstones propose un bien curieux mélange... Si le groupe se proclame "stoner" et à l'écoute du son des grattes, c'est compréhensible, il faut ajouter d'autres qualificatifs pour cerner au mieux ce que produisent les Hélvètes. Parmi ceux-ci deux viennent rapidement à l'esprit : indus et grunge. Et je n'écris pas ça pour attirer le lecteur par la curiosité d'un mixage aussi incongru...
En effet, Greg n'a pas totalement oublié ses racines industrielles (7tone avait bluffé pas mal de monde avec son 3 titres) et si c'est plus dans la batterie que dans la guitare que se ressentent ces influences froides et binaires, il ne doit pas être étranger à ces passages assez martiaux et aux quelques éléments samplés qui parsèment Another curse... (et notamment les quatre pistes instrumentales). Pour le côté grunge, c'est la voix et le timbre de Sailyk qui nous oriente, quelque part entre Kurt Cobain (Nirvana) et Daniel Johns (Silverchair), même s'il durcit parfois le ton pour la jouer métalleux, l'ensemble sonne comme tout droit sorti des années 90 et plus proche de la scène de Seattle et sa descendance que de Kyuss. Peut-être que Hailstones avait imaginé une autre voix en composant ses morceaux... Mais placer du chant sur des titres déjà écrits et enregistrés ne doit pas être une mince affaire et Sailyk s'en est plutôt bien sorti car si parfois, instruments et voix s'entrechoquent un peu maladroitement ("Run run", "Enemy"), certaines parties mélodiques sont bien senties et sur la plupart des titres, ce procédé d'écriture est anecdotique...
Au final, la couleur dominante est celle d'un rock lourd et incisif qui laisse pas mal de liberté aux guitares qui batifolent en solo ("Fashion's trap", "Escape"...) et tracent la route. Le groupe a donné ses premiers concerts et va désormais travailler ensemble pour créer de nouvelles compositions qui vont forcément enrichir Hailstones.