H-Burns - Midlife H-Burns aka Renaud Brustlein a pris des vacances comme on peut le noter sur l'artwork de Midlife, son septième LP. Il nous revient le collier de fleurs autour du cou et la chemise estivale qui va bien. Reposé, pleinement épanoui, on se dit qu'il a laissé ses valises de mélancolie loin, loin d'ici. Mais voilà, la moue désabusée, la posture apathique laissent sous entendre que derrière les couleurs du tableau, la noirceur et le spleen bouillonnent. Rajoutons à cela qu'avec un album qui s'appelle Midlife et un artiste qui vient de passer le cap des 40 ans, ça sent sérieusement le coup de blues avec le regard dans le rétroviseur en mode bilan personnel. Et dans un sens, c'est tant mieux ! H-Burns n'est jamais aussi bon que lorsqu'il a gros sur la patate. Midlife s'inscrit dans la continuité de Kid we own the summer, avec une patine plus douce, plus travaillée que les tous premiers albums comme How strange it is to be anything at all, qui étaient plus épurés et bruts. Il a donc mis un peu de sucre dans sa galette, voire un peu de miel comme dans "Crazy ones" qui frise la pop gentille. Mais heureusement, "Pretty mess" ou "Friends" nous ramènent aux ambiances sobres et intimistes, quand "Tigress" ou "Tourists" nous baladent en beauté. Bref, bon anniversaire H Burns, la crise de la quarantaine lui va finalement plutôt bien.