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Biographie > Guns without roses

L'histoire débute en... 1979, année où un certain Alan Davey rencontre un certaine Nigel Potter. Nous sommes donc à la fin des années 70 et le monde du rock vient de se prendre quelques en pleine face les révolutions successives initiées par les Pink Floyd, Deep Purple, Led Zeppelin et autres Motörhead. Parmi ces formations cultes figure un groupe qui n'a pas forcément eu à l'époque l'écho qu'il semblait mériter : Hawkind. Icône du space rock, le groupe est aujourd'hui une référence pour les quadra fondus de riffs amplifiés aux atmosphères interstellaires et a inspiré nombre de contemporains. Parmi ceux-là, on trouve Gunslinger.
Duo puis trio suite à l'incorporation d'un certain Andy Lamb au poste de batteur, le groupe connaîtra une trajectoire incroyablement éphémère. Il compose, tourne mais finalement se sépare très rapidement suite à la défection de son label. Alan Davey intègre Hawkind, Nigel Potter postule notamment chez la bande à Lemmy. Fin de l'histoire... Jusqu'à ce que le duo exhume de ses archives le matériel audio devant à l'époque servir de premier album, le confie aux mains expertes d'un ingé son qui le remasterise et le sort sur support CD via Buzzville Records, label de référence en matière de musique amplifié d'inspiration 70's en Europe, sous le titre Earthquake in E Minor.

Gunslinger / Chronique LP > Earthquake in E Minor

Gunslinger - Earthquake in E Minor Gunslinger, un groupe dont le premier album écrit au tout début des années 80 sort finalement quasi trois décennies plus tard. Earthquake in E Minor, un disque au titre finalement un peu incongru certes (le gros son metal des années 1990/2000 et depuis passé par là...), mais au feeling qui renvoie invariablement aux heures de gloire de la musique amplifiée. Et il faut dire que dès "Night song", titre inaugural de ladite plaque, on part sur les chapeaux de roue, les guitares électrisent l'atmosphère, le côté power-rock prend parfois le pas sur l'aspect psyché de la musique du trio, d'autres fois, ce sont quelques relents de punk originel qui transpirent des riffs que nous lâchent ces anglais qui ont forcément été marqués à jamais par le son "made in Hawkwind". Un "If the bombs don't get ya, the bullets will" mené à fond les manettes avec une maestria technique de tous les instant, un "Shellshocked" très prog dans l'âme, pas de doute possible : l'esprit des 70's s'est littéralement emparé de ce disque. Et les titres qui le composent rendent systématiquement justice au groove bien heavy des combos de l'époque.
Riffing accrocheur ("Savage love"), solo dément (la grosse tuerie qu'est "Blitzkrieg baby"), si les débuts de l'album pouvaient paraître un peu timides, Gunslinger gagne en puissance et en lourdeur au fil des morceaux. Place donc aux "Cyanide" et autres "Hymn of the wild", véritables manifestes écrits en hommage aux Dieux du Rock. Et tout y passe. Depuis les mélodies qui font mouche, jusqu'aux petits breaks sulfureux en passant par un chant complètement en phase avec ses lignes de gratte qui flinguent à tout va. Space rock aux tendances heavy, Earthquake in E Minor est un disque qui assume son caractère psychédélique ("Warhorse") mais ce, sans oublier d'offrir quelques bonnes rasades de gros son bien puissant aux esgourdes des fidèles inconditionnels du genre (l'éponyme "Gunslinger"). Un petit tube pour refermer cet album avec la bombe "Going for the kill", un rythme de fou furieux, des guitares qui crachent le feu et un chorus entêtant. Là pas de doute, les vieilles gloires du rock sont de retour... et font la leçon aux jeunots qui veulent se prendre pour des durs (on cite des noms ?). Et comme ça fonctionne à plein régime, le groupe s'est reformé pour honorer comme il se doit cette galette gorgée de pépites old-school au feeling rock intemporel.