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Alors que Lille est connue pour être une place forte du métal (Loudblast, Out, Unswabbed, Clearcut, Soul-X, No Flag, Klang ...), la capitale nordiste abrite également un bon paquet de groupes de rock, ils font moins de bruit médiatiquement mais sont eux aussi d'un très bon niveau, Gumma en est une nouvelle preuve évidente ! Formé en 2002 après le split de différents groupes, le combo emmené par deux frères (David : chant, guitare et Steeve : batterie) à qui se sont joints Fab (basse) et Vince (sample, guitare) a rapidement construit son set, l'a affiné sur scène et a couché sur bandes 7 titres regroupés dans ce Clone, un EP qui comme le groupe est poussé par Rockalame. Soit tu es là parce que tu en as déjà entendu parlé... soit tu les découvres ici et tu vas en entendre re-parler...Encouragé par les chroniques positives, le groupe enregistre l'hiver pour sortir une nouvelle petite galette à la fin du printemps 2004 : Impatients.

Gumma / Chronique EP > Impatients

gumma : impatients Moins d'un an aprés Clone revoilà Gumma avec un nouveau maxi, Impatients, histoire de les calmer ? Le travail réalisé au Seven School Studio est toujours impeccable, la prod très nette met en valeur toutes les facettes de la musique du groupe. Que ce soit les passages pops de "Les amours mortes" (et son chant sur-aigü) ou les plus rocks des titres en anglais "All the promises" et "Opium". Les Lillois ont conservé leur sens du rythme ("Nos corps impatients") et s'échappent du format classique des titres pop-rock en laissant batifoler les guitares de temps à autres (les fins de "All the promises" ou de "Désordre"). Le chant, toujours bien tenu, est assez varié, il passe aisément du français à l'anglais (-je préfère le français-) et depuis son ton "de base" sait évoluer trés haut dans les aigüs ou se lisser pour avoisiner le style de De Palmas comme sur "Désordre" (-je préfère le "normal"-). Côté guitares et rythmiques, là encore, le champ des possibilités est vaste, les sonorités acoustiques sont aussi agréables que les distordues, les tempos calmes ou endiablés sont nettement plus inventifs ("Nos corps impatients") que la plupart de ceux de leurs homologues anglais (pour qui "binaire" n'est pas un vain mot...).
Ces cinq nouveaux titres de Gumma confirment notre première idée : il faut surveiller ce groupe ! Et petit cadeau pour ceux qui prendraient le train en marche (il est encore temps !), leur morceau fétiche, "Clone", est disponible en bonus dans sa version "radio edit". Impatients arrive à point nommé pour calmer nos attentes mais nous rend tout aussi Impatients de connaître la suite...

Gumma / Chronique EP > Clone

gumma : clone Un premier EP sert à se présenter, en 7 titres Gumma nous montre toute l'étendue de son talent, aussi à l'aise en français qu'en anglais, avec une guitare acoustique qu'avec une disto et des loops, maniant avec une facilité déconcertantes les tempos, les tons et l'art de la mélodie, Gumma frappe fort avec ce Clone. Ce EP n'est donc pas un simple point de départ, c'est directement une vraie révélation ! Avec un peu plus de moyens financiers, il y a fort à parier que le Seven School Studio aurait permis au groupe d'enregistrer et mixer quelques autres titres et ainsi de sortir un premier album sans crier gare. Là, on est prévenu, Gumma sait tout faire en matière de pop rock : chaudes mélodies électrisantes ("Harvest of souls", "She's gone"), titres dynamiques à la Placebo ("Just for one day") ou plus proches de Labo ("Generation clone"), pop intimiste ("L'âme seule" pas trés loin vocalement du ton de De Palmas) ou pop britanique ("Freedom" qui montre que le groupe doit avoir des influences communes à Enola, groupe qu'ils apprécient également...), maîtrise des sentiments ("Venus), Clone est une véritable démonstration ! L'artwork est intéressant, le son très très bon, les textes réfléchis, la seul petit reproche qu'on pourrait leur faire c'est l'accent français repérable sur les titres en anglais (et si c'était ça la french touch ?)... Et puis pourquoi leur chercher des défauts quand tout nous plaît ? S'ils peuvent encore progresser, qu'ils le font, je ne leur demande qu'une chose : enregistrer plus de titres ! Offrez-nous d'autres morceaux, prolongez notre plaisir en nous faisant écouter d'autres compositions, c'est un régal.