Guano Apes : Walking on a thin line Nouveau logo, pochette très sombre sans bestiole, Guano Apes semble avoir changé mais non, pas tant que ça, Walking on a thin line est peut-être juste un peu plus dur, plus rock que les albums précédents (avec toujours de très belles photos dans le livret). Encore une fois, le travail en studio a été intense et le groupe cherche à se démarquer du côté brut délivré en live pour mettre en valeur certaines finesses instrumentales ("Pretty in scarlet", "Plastic mouth"). Sandra a du prendre des cours de chant puisqu'elle s'en sort nettement mieux sur les parties mélodiques et elle joue davantage avec elle-même, variant habilement de ton ("Scratch the pitch") et se répondant sur plusieurs titres ("Dick", "Sugar skin"). Et comme les teutons n'ont pas perdu le sens du tube et du "début d'album qui arrache" on a le droit à un "You can't stop me" purement Apesien, au très rythmé "Dick", à un "Kiss the dawn" profond et à "Pretty in scarlet" pour commencer cet opus, et c'est parce que l'intensité ne baisse quasiment jamais que Walking on a thin line est certainement le meilleur album de Guano Apes. La basse est toujours très présente (et un poil déjantée), c'est elle qui découpe "Sing that song" et donne le tempo, suivi au taquet et amplifié par Dennis. Très rock, l'opus a quand même quelques plages "reposantes" comme "Quietly" dont le refrain trés électrique mais moins péchu que les autres, et "Plastic mouth", une vraie balade qui précède le tempétueux "Storm" (Are you ready to attack this storm ? ... I'm ready to run with the storm).
Aprés les trois quart d'heure que demande l'écoute du skeud, on a forcément refait le plein d'énergie positive, Guano Apes a conservé le dynamisme de ses débuts et l'exploite désormais au maximum en studio.
On espère sincèrement qu'ils rencontrent (enfin) le public français et viennent nous faire bondir dans nos salles...