rock Rock > Green Lizard

Biographie > Le petit lézard vert aime aussi le rock

Au départ trio composé des frères Tjon Ajong (Rémi, Willy et Brian), Green Lizard voit le jour en 1994 du côté de Tilburg, sans doute plus connu pour son équipe de football (le Willem II) que pour ses formations rock. Et pourtant,depuis douze ans maintenant, le groupe (rejoint deux ans après ses débuts par deux autres larrons : Roeda aux fûts et Jay à la basse), grave une à une les marches qui devront le mener à la reconnaissance du public et de ses pairs. D'autant que, force est de le reconnaître, la carrière de Green Lizard avait débuté sous les meilleurs hospices puisque ce n'est autre que Jack Endino (Nirvana, Soundgarden) qui se charge de produire le premier EP des néerlandais : The nine. Suite à cette collaboration le groupe signe chez Sony Music et bosse avec Clif Nornell (Identity) sur la conception de son premier album studio. Celui-ci sort en 2000 et le groupe, fort d'un succès naissant se produit notamment au Roskilde Festival.
Deux ans après Identity, Green Lizard remet le couvert avec Newborn, mais au moment de franchir une nouvelle étape devant mener le groupe au succès hors des frontières d'origine du groupe, Green Lizard perd l'un de ses membres fondateur lorsque Willy décidé de se consacrer à d'autres projets musicaux. 2004, le contrat liant les néerlandais à Sony prend fin et les membres du groupe, fort de leur liberté artistique retrouvée entame alors le processus de composition devant les mener à l'enregistrement de leur 3e album. Lequel, une fois Green Lizard signé chez I scream Records, débarque dans les bacs au début de l'année 2006.

Green Lizard / Chronique LP > Las armas del silencio

green_lizard_las_armas_del_silencio.jpg Les armes du silence, tout un programme que celui suggéré par le titre du troisième album en date de la formation néerlandaise. Un superbe artwork, aussi explicite que raffiné, un opus qui part sur des bases élevées : un petit sample façon marche militaire ("Prologue") puis Green Lizard envoie la purée avec "All you have". C'est punk, c'est rock, rageur et ça dynamite tout sur son passage. Idéal pour se réveiller le matin avec une forme du tonnerre (testé et approuvé par votre serviteur). Electrique, à l'énergie, mais également un peu plus sombre et torturée ("Save ourselves"), la musique du combo néerlandais sait changer son fusil d'épaule sans que l'on ne s'en aperçoive (toujours ces armes du silence) pour s'orienter tout à tour vers une power-pop easy-listening ("Walk over water") ou un rock plus abrasif tendant vers le grunge ("Bullets are for everyone"). Avec un sens aigu de la mélodie qui reste dans la tête après l'écoute de l'album, Green Lizard accouche d'un album passe-partout, très bien produit (sous la houlette d'un Clif Norrell habitué à bosser avec Faith No More ou les Pixies), harmonieux et très soigné, composé avec la matûrité que l'on attendait d'un groupe ayant atteint le cap du troisième effort. EI si certaines compositions paraissent un peu convenues, le groupe parvient à faire passer le truc sans qu'on s'en offusque. Très bien exécuté ("Fight when the end comes"), sans jamais se départir d'une certaine sensibilité, Las armas del silencio est un album solide et sans effet superflu. Grosses guitares, refrains un peu mellow mais pas désagréable, chant aussi à l'aise dans les passages hurlés que sur les plages plus apaisées ("Changes"), Green Lizard ne nous livre pas forcément l'album du siècle, mais un disque de rock foutrement bien gaulé (l'intense "One last kiss" ou le percutant "Tomorrow"). Et c'est déjà pas mal...