green_lizard_las_armas_del_silencio.jpg Les armes du silence, tout un programme que celui suggéré par le titre du troisième album en date de la formation néerlandaise. Un superbe artwork, aussi explicite que raffiné, un opus qui part sur des bases élevées : un petit sample façon marche militaire ("Prologue") puis Green Lizard envoie la purée avec "All you have". C'est punk, c'est rock, rageur et ça dynamite tout sur son passage. Idéal pour se réveiller le matin avec une forme du tonnerre (testé et approuvé par votre serviteur). Electrique, à l'énergie, mais également un peu plus sombre et torturée ("Save ourselves"), la musique du combo néerlandais sait changer son fusil d'épaule sans que l'on ne s'en aperçoive (toujours ces armes du silence) pour s'orienter tout à tour vers une power-pop easy-listening ("Walk over water") ou un rock plus abrasif tendant vers le grunge ("Bullets are for everyone"). Avec un sens aigu de la mélodie qui reste dans la tête après l'écoute de l'album, Green Lizard accouche d'un album passe-partout, très bien produit (sous la houlette d'un Clif Norrell habitué à bosser avec Faith No More ou les Pixies), harmonieux et très soigné, composé avec la matûrité que l'on attendait d'un groupe ayant atteint le cap du troisième effort. EI si certaines compositions paraissent un peu convenues, le groupe parvient à faire passer le truc sans qu'on s'en offusque. Très bien exécuté ("Fight when the end comes"), sans jamais se départir d'une certaine sensibilité, Las armas del silencio est un album solide et sans effet superflu. Grosses guitares, refrains un peu mellow mais pas désagréable, chant aussi à l'aise dans les passages hurlés que sur les plages plus apaisées ("Changes"), Green Lizard ne nous livre pas forcément l'album du siècle, mais un disque de rock foutrement bien gaulé (l'intense "One last kiss" ou le percutant "Tomorrow"). Et c'est déjà pas mal...