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Green Vaughan existe depuis 2009 avec à son bord Sushi (chanteur) et Spung (guitariste/bidouilleur), tous les deux issus du groupe lillois White Loose Women. Après un premier EP intitulé Green Vaughan, le groupe revient en 2011 avec un long effort nommé Waiting for the prophet.

Green Vaughan / Chronique LP > Waiting for the prophet

Green Vaughan - Waiting for the prophet Les Green Vaughan sont loin d'être des nouveaux venus dans la scène nordiste, le groupe se constituant en effet de membres de groupes ayant déjà reçu des échos favorables (Mao-yn, White Loose Women) dans notre froide contrée. Et les retours avec leur nouveau projet seront très certainement positifs tant le duo délivre un cocktail frais, original (on est un peu dans le même esprit qu'Head Automatica) et détonant, passerelle entre electro-rock sous coke et post-punk fracassé de la caboche.
Autant annoncer la couleur tout de suite, Niko Sushi, le chanteur du groupe, lorgne beaucoup chez Cedric Bixler Zavala (At The Drive-In, The Mars Volta) avec la polyvalence d'un Palumbo justement (Glassjaw, Head Automatica). J'en vois quelques-un s'enfuir discrètement de ces pages. Soit on adhère comme votre serviteur, soit pas du tout mais cette voix atypique, électrisante, fournit sa part du boulot à l'identité du groupe. Passé ce gros détail, Waiting for the prophet, c'est du tubes, et en quantité pas négligeable, à claquer à fond de blinde dans ta voiture. De "Feeding the words" à "After the discount", Green Vaughan enchaine les titres percutants, les mélodies accrocheuses et les refrains scotchants sans pour autant faire le trottoir d'Universal, passages hallucinés, rythmiques clinquantes et breaks bien foutus. Même sans être un gros amateur d'électro, les arrangements sont suffisamment pertinents et dynamisants pour faire avaler la pilule finger in ze nose. Après quelques morceaux, on flaire le coup de mou, la fameuse baisse de régime qui pointe le bout de son nez après avoir atteint des sommets de qualité. Même pas. Green Vaughan t'assène un "Streets" et un "I wish" de derrière les fagots. En clair, ça maitrise de A à Z et au bout du compte, ça reste toujours aussi frais, avec cette foutue impression de t'être pris une boite de chewing-gum au menthol en pleine tronche. Tellement sympa et faussement branchouille qu'il pourrait bien être le prochain disque de chevet de la pouffe du Grand journal de Canal+ qui s'y connait autant en musique que votre serviteur en bouffe hongroise. Note bien cher lecteur que j'étais sur l'affaire Green Vaughan avant cette grande gourde. De la balle donc ce Waiting for the prophet.