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Avant d'être Graham Coxon, Graham Coxon était surtout connu pour être un des membres fondateurs de Blur... Le groupe étant assez ouvert, il s'évade en solo à partir de 1998 pour enregistre plusieurs albums : The sky is too high (1998), The golden D (2000), Crow sit on blood tree (2001),
The kiss of morning (2002). Puis vient la rupture avec Blur qui enregistre Think tank (2003) sans son guitariste attitré... Alors que le petit Damon Albarn remplit son compte en banque avec Gorillaz, Graham Coxon continue son bout de chemin en solo, en faisant beaucoup moins de bruit, aprés Happiness in magazines (2004) il refait surface avec Love travels at illegal speeds (2006).

Graham Coxon / Chronique LP > Love travels at illegal speeds

Graham Coxon : Love travels at illegal speeds Graham Coxon est libre et il en profite ! Comme il écrit des chansons assez facilement, il peut presque sortir un album tous les ans. Est-ce selon son humeur, la musique qu'il écoute ou ses fréquentations ? Ce qui est sûr c'est que ses compositions sont extrêmement variées et hétéroclites... On trouve de tout au sein de Love travels at illegal speeds : des titres punk rock ("Standing on my own again", "I can't look at your skin", "Gimme some love"), de la pop ("Don't believe anything I say", "See a better day"), du rock fleurant bon le surf californien ("Don't let your man know", "What's he got?"), une compo psyché rock venu tout droit de l'époque du swinging London (I don't wanna go out"), des slows plus ou moins bien sentis ("You & I" pour ce qui du moins, "Flights to the sea (lovely rain)" pour ce qui est du plus)... Le tout est à peu prés "rangé", le disque débutant sur les chapeaux de roues avant de se calmer puis de relancer un peu la machine pour au final obtenir un disque de rock très ouvert. Graham Coxon touche à tout mais garde sa voix et avec son style "so british", l'album reste cohérent, quand bien même il ajoute des instruments pas forcément nécessaires (trompette, flûte, orgue...).
Love travels at illegal speeds est un disque qui passe bien, où chacun trouvera des souvenirs, un disque que l'on peut mettre en fond sonore lors d'une soirée sans pour autant ennuyer qui que ce soit, un disque à la fois hors du commun au vu de sa diversité et "de série" car il ne fait qu'ajouter une ligne à la discographie du guitariste de Blur.
A noter que l'infâme pochette est encore une fois signée de sa main, Graham Coxon se croit toujours peintre et mélange là-aussi diverses influences (de Picasso à Gauguin) mais avec beaucoup moins de réussite... Mais bon, après tout, il fait ce qu'il veut aves les pochettes de ses albums...