Goodbye Diana Début mai, les medias s'emballent encore pour une royale naissance, et vas-y que je pose à la sortie (quasi immédiate) de la maternité avec la nouvelle petite coqueluche de la presse people dont on ne connaît pas encore le prénom à l'heure où j'écris ces lignes. On n'est pas sûr que ce soit les parents qui le choisissent, les parieurs donnent Alice, Elizabeth et Charlotte, ça fait les titres, on s'en fout un peu mais ça me permet de me lancer dans la chronique du nouveau ou plutôt du renouveau de Goodbye Diana qui signe son retour après un break de 4 années et s'ils ont perdu un guitariste en route, ils ont conservé leur sens de l'humour et du contre-pied. Diana ne sera jamais un prénom royal de premier rang mais on va quand même en entendre parler jusque dans les colonnes de la presse musicale. Damned.

Goodbye Diana revient avec les meilleures intentions, repart quelque part de zéro (l'album ne doit pas être éponyme pour rien) et, Mathieu n'étant plus là, a fait confiance à un expert es son (Serge Morattel qui aime le grain et a façonné celui des Year Of No Light, Ventura, Knut, Membrane, Impure Wilhelmina...) pour enregistrer le travail. Un boulot instrumental (mis à part le titre en bout de piste intitulé "Abel's bells" où leur ami et responsable de label Abel Gibert laisse quelques mots) où les titres des morceaux n'ont pas spécialement de sens... Les preuves avec ces calembours d'un autre âge ("Herbert d'autoroute" et "Alan Biquet"), la série hommage à des situations géolocalisées référant probablement à des privates jokes ("Moustache (34)", "Gégé (28)" et "Poilus (72)") ou encore "Robert Fripp en cagoule" (clin d'oeil à King Crimson) ou "Chuck Norris is fucked" (clin d'oeil à un acteur dont le PQ n'a pas de fin puisque Chuck Norris n'est jamais au bout du rouleau). Musicalement, c'est d'une précision élevée au carré avec des enchaînements abrupts sur le papier mais fluides dans la réalité car c'est aussi une des caractéristiques du math rock des Goodbye Diana, ils créent des trucs complexes voire bien barrés mais toujours faciles à écouter et surtout très excitants (comment ne pas se laisser embarquer par "Le chat noir" ou "Alan Biquet" ?).

Quand un étalon math-noise se repose quelques temps, il peut vite reprendre sa place et même en trio, les Goodbye Diana tiennent toujours le haut du pavé, les fans du combo peuvent se réjouir d'entendre ces nouvelles (dé)compositions et de revivre des moments intenses en live. Welcome back Diana !