goodbye diana : mobilhome Si tu as lu l'article concernant Milgram, tu risques de trouver des redondances avec celui-ci et pas uniquement parce que musicalement les deux groupes sont très proches... Tous deux évoluent en effet dans les hautes sphères du rock instrumental carrément réfléchi, puisant un peu partout des références, des idées, des sons et s'efforcent d'être efficace en très peu de temps, quitte à employer -sans rechigner- des distos et des rythmiques "agressives", pas de grands élans, pas de mouvements pompeux, Goodbye Diana fonce droit devant, mettant en place ses dynamiques très rapidement. Si on pourrait s'attarder sur le nom du groupe, on ne le fera pas. Par contre je me trouve forcé de souligner l'humour dont le combo fait preuve, encore une fois ce sont les instruments qui parlent (on trouve quand même quelques cris chantés sur "Cadaveric", "Jason Newsteed happy face" et "Monkey donkey") et les idées doivent passer autrement que par les paroles, ici comme idée, on a "**** on the first date" (et oui, pourquoi attendre ?) ou "Jason Newsteed happy face", c'est pas grand chose mais ça me fait marrer... Ce qui renforce cette impression que le groupe aime le deuxième degré et l'auto-dérision (?), c'est le titre de l'EP : Mobilhome. Au premier abord, on peut s'interroger et imaginer toutes sortes d'explications : allier le dépaysement et le confort, le voyage et des racines, vacances répétitives... Non, c'est juste qu'au zapping, ce mec les pieds sous la table, les cheveux au vent apprécie d'avoir un mobilhome...
Perso, j'apprécie d'avoir ce Mobilhome car il permet une évasion loin d'être terre à terre, donne de la contenance à mon atmosphère et ne laisse pas mes neurones inactifs...