Goldfinger : Open your eyes Au départ, j'avais assez peur d'écouter cet album. La cause : le clip type "rocker-beau gosse-rebelle" qui est passé pas mal de fois sur MTV en pleine après-midi. De quoi se demander si Goldfinger ne jalouse pas les chart-positions de Blink 182 et Sum 41. Quelques courtes secondes passent, l'appréhension est maîtrisée et la touche Play enfoncée... Impression confirmée... Les 2 premiers morceaux, "Going home" et "Spokesman", sont clairement à classer dans le répertoire pop-punk efficace. Arrive ensuite le (personnellement) controversé "Open your eyes". La ligne de chant me fait penser à "Hash Pipe" de Weezer sorti quelques mois plus tôt. Le refrain est énergique et imparable. Hit garanti. "Decision" et "Dad" restent dans la même lignée : mélodiques et accrocheurs. La première touche ska de l'album sera pour "Tell me". Rien à faire, malgré la standardisation FM de leur œuvres, les californiens dégagent toujours une agréable odeur de vacances... "Liar ", "January" et "Happy" permettent enfin de rentrer dans l'univers de Goldfinger. La différence est infime. Les mélodies et l'énergie sont toujours présentes, mais les chansons sonnent plus naturelles. "Woodchuck", avec sa minute heavy metal, est la première grosse surprise de l'album. Cet album serait moins commercial que prévu ? Et bien oui ! Les 5 derniers morceaux nous prouvent que Goldfinger reste Goldfinger et tant mieux ! Les influences ska et punk se mélangent à merveille. A part les quelques chansons préfabriquées du début de l'album, Open your eyes c'est que du bonheur.
Un bonheur qui se prolonge sur une très grosse piste multimédia hilarante et engagée...