Godsized - Heavy Lies The Crown On pourra résumer la musique de Godsized en un mélange d'instrus redneck testostéronés d'obédience Black Label Society avec le chant d'un Miles Kennedy sans conviction par dessus. Formule que j'avais trouvé sympathique en live mais qui a un rendu beaucoup plus anecdotique sur album. Dans son domaine, le groupe américain se défend tout à fait, mais n'échappe pas aux kitscheries propres à son genre (l'intro de type Black album totalement survolée et inutile de ''Welcome to Hell'' ou les arpèges mélo-dramatique de ''Fade'' (to black?)).

On a du mal à s'empêcher de ressentir une sensation de « déjà trop entendu » due à un style qui n'a déjà plus rien à dire depuis au moins 20 ans. On aurait put trouver ça rigolo avec un chant un peu plus velu et des refrains un peu moins radio-friendly mais on est malheureusement loin. Si les musiciens assurent parfaitement au niveau technique avec des riffs pas trop dégueus par-ci par-là on reste malgré tout pantois devant des transitions plus que bâclées aux airs de collages dans des morceaux comprimés et dénués de toute surprise ou quelconque folie qui pouvait encore sauver des groupes tels que Damage Plan à leur époque.

On a donc affaire à un metal pour biker tout à fait convenu qui laisse de marbre, avec une prod bien trop lisse et propre pour lui donner un minimum de crédibilité. Une sorte de heavy acceptable et ''dédiabolisé'' comme on en entend malheureusement de plus en plus et qui plaira peut-être aux derniers tenants du genre si tant est qu'il en reste. Godsized a certes de quoi faire la B.O d'un jeu-vidéo de snow-board, mais malheureusement guère plus.