Glitterer - looking through the shades Tiens, je vais te dévoiler un secret interne à notre organisation. Oli, notre rédac chef vénéré (et parfois véner, ou souvent énervant, mais là n'est pas le sujet) reçoit beaucoup de disques. Pourquoi lui ? Par ce que c'est le chef. Ne te pose pas trop de questions. Et il écoute tout (sauf les prod' métôl d'un obscur label allemand qu'il jette systématiquement, mais encore une fois, là n'est pas le sujet). Donc, Oli, notre rédac chef vénéré reçoit beaucoup de disques et il écoute tout. Et notamment Glitterer qu'il a eu bon soin de me confier pour que je puisse à mon tour écouter et surtout en parler. Ou écrire. Enfin, bref tu as compris. Parce qu'il pense que ça pourrait me plaire ("tu verras, c'est un peu à la Weezer") et que je pourrais trouver les bons mots. Je pense que c'est aussi et surtout pour se décharger (au sens noble du terme) et mettre le paquet dans sa chronique de Mass Hysteria. Bref (coucou Guillaume Circus). Voici donc ma chronique de Glitterer.

Glitterer, c'est le projet solo (mais vraiment solo car il est tout seul) de Ned Russin, également bassiste au sein du trio punk hardcore américain Title Fight. En 14 titres et 21 minutes, armé de guitares, d'une basse et d'un clavier Bontempi (eh oui), Glitterer va te faire voyager dans les stratosphères de la pop, du punk et du post hardcore synthétique. Rien que ça. En lançant Looking through the shades, dans ma hi-fi le temps de me faire un café, il s'est passé tellement de choses pour mon appareil auditif que je n'ai pas pu m'empêcher de relancer immédiatement le disque une deuxième fois. Car Glitterer, en proposant des chansons courtes (moins de deux minutes) et simplistes, va à l'essentiel et on se surprend à fredonner les refrains qu'une nouvelle plage a déjà commencé. Frustrant, certes, mais enivrant. Un mix que ne renierait pas Weezer donc, mais aussi les Cure, Sonic Youth, Dionysos à ses débuts et pour certains aspects Dave Grohl ou Frank Turner.

Car oui, il faut bien appeler un chat un chat : Glitterer, avec Looking through the shades, vient de faire chavirer mon petit cœur de rocker. Certains diront qu'il ne faut pas grand-chose pour que ça arrive. Moi, je dis juste merci à Oli de m'avoir permis de parler de ce disque qui m'a vraiment bouleversé.