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Biographie > remets-toi vite

Derrière ce nom étrange (et un titre d'album encore plus énigmatique) se cache un musicien allemand de talent : Konstantin Gropper. Nous connaissons le vivier immense de groupes belges mais nous parlons trop peu des groupes allemands... Pourtant, dans un style pop-rock-électro, The Notwist déménage pas mal et Get Well Soon dans un style légèrement différent peut se targuer d'être aussi, voire plus, recherché que tous ces groupes belges. Un mélange de genres, un opéra rock ? Nous n'en sommes pas loin en effet ! Le jeune Konstantin (il est né en 82) a commencé par sortir une série de démos, maxis et EPs (4 entre 2005 et 2007) avant de s'attaquer à son premier opus, Rest now weary head you will get well soon, qui est la surprise allemande de 2008, le carton outre-Rhin permet à l'album de sortir en France mais aussi au Royaume-Uni et en Irlande... et de tourner à travers l'Europe avec un groupe d'amis.

Review Concert : Get Well Soon, the Notwist get well soon (nov. 2008)

Get Well Soon / Chronique LP > Rest now weary head you will get well soon

Rest now weary head you will get well soon L'album commence par un prélude énonçant sans cesse le nom de l'album "Rest now weary head you will get well soon" sur une musique de plus en plus enlevée, Ca nous promet du lourd, du très très lourd. Des instruments se suppléant les uns aux autres, surlignés par une voix hors du commun (loin d'être phénoménale, elle apporte un jenesaisquoi très jouissif), des arrangements tous simplement divins... Il est dur de ne pas tomber sous le charme de ce Berlinois.
Rest now weary head you will get well soon peut commencer, après ce fabuleux prélude, une apothéose à lui tout seul et quelque chose attire notre attention au fil des écoutes : jamais un groupe n'avait réussi à me faire retrouver ce que je ressens en écoutant Radiohead ! Le pavé est lancé dans la marre. Oui, il y a du Radiohead (incontestablement) dans cet album. Mais là où la plupart des autres groupes se sont misérablement perdus dans cette voie, Konstantin Gropper sublime presque cette influence et la fait sortir de son contexte pour en donner un jus délicieux, onctueux... Chaque chanson est unique, du prélude jusqu'au final explosif ("Lost in the mountains") et ce dernier titre ("Coda") faisant office de rappel ou encore mieux : de musique de tomber de rideau, annonçant au spectateur qu'il est temps de retrouver une réalité beaucoup moins féérique mais sans doute plus gaie ! Car ce que nous ressentons tout au long de cet album est une forme de mélancolie croissante, mais agissant plutôt comme catharsis nous permettant d'aller mieux chanson après chanson.
Bien entendu, des titres sortent du lot et je ne pourrais pas finir cette chronique sans parler de "If this hat is missing, I have gone hunting" la chanson de l'album, celle qui démontre tout le talent de l'allemand. Une introduction à l'accordéon, très vite surmonté par un riff de guitare ravageur et l'arrivée des trompettes. Sa voix associée aux choeurs d'enfant donne la chair de poule (Shoot baby, shoot baby pull the trigger, fire a bullet, an arrow or a poisoned dart Baby). Nous pourrions encore citer "We are safe inside while they burn down", un "You never wash up after yourself" mélangé à "Suck young blood", ennivrant au possible; ou encore "Witches, witches, rest in the fire" comme tubes en puissance, mais ce serait dénigrer les autres titres se valant tous. Un album qu'il faut avoir impérativement et un groupe qu'il me tarde de voir en live !