Generic chez Monsieur Plus (2010) Generic chez Monsieur Plus (2010) Quand il n'y en a plus, il y en a encore. Des live-reports de Generic sur W-Fenec. Alors que le Méline Rock Festival 2010 aurait dû être mon ultime service commandé, les circonstances font que je joue brièvement les prolongations au sein de la team et vous livre en bonus une sorte de cerise sur le gâteau, surtout qu'une fois de plus les bisontins ont sû créer la surprise et, faut-il encore le souligner, être largement à la hauteur. Voilà près d'un an que le groupe n'a pas fait intrusion dans nos colonnes (bien que leur tonique show au Cousty en février lors de la release-party des Texas Mongols avait de nouveau tutoyé la perfection) et contrairement à l'an passé (cf Generic chez Monsieur + (nov. 2009)) où tout ne vous avait pas été dévoilé, pas de camionneur-bûcherons dans le public mais une assistance plus fournie, pas de nuit passée avec le groupe pour votre serviteur (mode die-hard fan off) mais le bar de l'Etable judicieusement ré-agencé, pas de Fred en train de bêcher la scène avec sa basse ou parti dans un délire dub en fin de set mais une nouvelle recrue en la personne de Seb (Stellardrive) venu prêter main-forte au duo derrière un piano, histoire de donner un avant-goût du concert de mardi à Besançon. Pour couronner le tout, Generic livre ce concert à l'issue de deux jours de résidence chez Benjamin (a.k.a Monsieur +) où de toutes nouvelles idées viennent d'être élaborées dans le chaleureux repaire de Lapeyrouse.
Generic chez Monsieur Plus (2010) Generic chez Monsieur Plus (2010) Dans cette formation devenue (ponctuellement ?) trio, Sylvain mène le bal derrière ses fûts. Marathonien de l'impossible, percuteur acharné mais aussi subtil fournisseur de moments en suspens et de séquences cinématographiques, le gaillard n'en finit pas de nous couper le souffle (perte et changement de baguette inclus). De son coté, Fred semble détenir un rôle globalement plus posé (quoique, "ça se discute" comme dirait l'autre...) qu'auparavant. Mais cela ne l'empêche pas de continuer de nous éblouir de son potentiel, à l'instar de son acolyte aux baguettes, autant lors des morceaux à 10 000 Volts que ceux plus enlevés. Last but not least, Seb, au piano, sait tout aussi bien compléter la fébrilité qui s'installe ici ou là et apporte lorsque c'est nécessaire lourdeur et puissance sans que cela ne mette la formation en échec, bien au contraire. Vous l'aurez compris, chacun se complète dans ce ménage à trois et si la formule a évolué, elle a gagné en maturité sans perdre de sa pertinence. Generic nous sert, bien sûr, les parties punchy auxquelles nous sommes habitués mais aussi bien d'autres choses allant d'un calme quasi-religieux à une incartade "électro-synthétique" (lorsque Sylvain nous tourne le dos pour se consacrer à sa batterie électronique durant "Jeff") en passant par des plans déjà entendus auparavent mais retravaillés pour l'occasion... ainsi qu'un rappel. On assiste à un set où rien n'a été laissé au hasard et même si ses premières minutes (m') ont déstabilisé, la structure et la suite de son contenu efface toute incertitude : Generic is loud, Generic is furious, Generic is tender.
On va finir par croire qu'il y a trafic de substance plus ou moins licite entre Fred et moi via la plate-forme "Sylvain inc." et avec l'assentiment de Seb, mais promis, j'arrête... jusqu'à la prochaine fois.