rock Rock > Gemini

Biographie > cricket ?

Ce que dit la bio officielle : L'histoire de Gemini commence le soir où Gabryl, jeune guitariste français, découvre le visage de Suna, une jolie chinoise qui se décrit comme "artiste" sur le site de rencontres Meetic bla bla bla. Elle écrit les textes, elle chante. Lui, compose les musiques et l'accompagne à la guitare. bla bla bla Le son de Gemini se définit dès lors comme du rock chanté en chinois et en anglais, teinté d'influences métal et gothique. bla bla bla C'est alors que Gabryl persuade Suna de faire la même chose en France. Ce serait un pied de nez à ses années de galère, mais rien n'est gagné d'avance ! Fin 2006, le groupe vient à Paris pour faire un concert à la Boule Noire, sans album, sans rien, juste pour tater le terrain. bla bla bla
Ce qu'on ne dit pas dans cette bio officielle, c'est qu'Olivier Florio (alias OolfloO) a permis à Gemini de signer avec l'une des principales majors chinoises (Zhushu Entertainment), en leur faisant brûler pas mal d'étapes relativement décisives dans la mise en place d'une carrière dans le domaine de la zique. Un détail pour les uns sans doute, mais qui a son importance, et qui méritait d'être souligné ici.

Gemini / Chronique LP > Personal life

gemini : personal life L'album sortira officiellement en France le 29 mai 2007, après avoir connu un franc succès en Chine. On verra si la France sera aussi réceptive, moi j'en doute. Les 4 titres du CD promo que j'ai reçu ont largement suffi pour me convaincre. Et je ne suis pas du tout tombée sous le charme de Gemini.
Même si la voix de Suna est très agréable à écouter, sensuelle et douce. La sauce ne prend pas et c'est péniblement que l'on s'extrait de cette pop à l'arrière-goût de guimauve. "Star dust" en devient carrément soporifique, dommage.
Le titre phare "Personal life" n'offre rien de transcendant et synthétise parfaitement l'univers de Gemini. Les grosses guitares saturées et le voile de noirceur enrobant le tout, afin de rendre cet univers plus mystérieux, n'ont pas plus d'effet qu'un bon vieux titre d'Evanescence.
Le remix de "frère Jacques" dans le titre "Sealed beast" est des plus croquignolets. Il fallait y penser. Le public chinois devait être aux anges. Moi, plus le titre défile, plus je souris en retenant mes rires.
Bref. J'abrège les souffrances. Vous l'aurez compris, il n'y a rien de "néo" dans le rock de Gemini, qui nous gratifie d'un son ordinaire, oscillant entre karaoké sensuel et pseudo riffs de guitare éculés, et en cumulant tous les clichés du groupe de rock à la fois dans sa musique et dans son attitude. Il n'y a bien que la Chine qui puisse nous renvoyer des caricatures de rockers 30 ans après, hyper-stylés, au look surfait et ravageur, dents blanches et carnassières, lunettes noires et sex-appeal, mais surtout biberonnés au succès asiatique fulgurant, et capables d'embraser des foules affamées, avides de soupes commerciales faciles à digérer, mais insipides.
Et dire que la France est en train de s'extasier devant un phénomène qui n'offre rien de nouveau, rien de transcendant, si ce n'est de la poudre aux yeux et une belle histoire d'amours cybernétiques sur fond de sex, drug and rock'n'roll à la sauce aigre-douce. C'est bien triste.