Funeral For A Friend - Memory and humanity Jette un oeil aux artworks de leurs premières sorties (Between order and model, Four ways to scream your name et Casually dressed and deep in conversation), mate celui qui est à côté de ces quelques mots et tu comprendras ce qu'est devenu Funeral For A Friend... D'authentiques et écorchés, ils sont passés à synthétiques et lisses, l'image de synthèse immonde de l'artwork faisant vraiment tâche dans les visuels de leur discographie et c'est dommage car si le fleuron de la vague emo british du début du millénaire (et rare survivant), était devenu quelque peu mou du genou, leur changement de label (ils sont arrivés chez Roadrunner pour la France et d'autres pays) laissait présager une remise en cause profonde et pourquoi pas un retour à leurs sources (le Matthew Evans qui joue au choriste hard core sur "Rules and games" n'est autre que le tout premier chanteur du groupe).
En tout cas, on attendait mieux que la "pompeusité" de Memory and humanity. Ceci dit, si cet album était le premier d'un jeune combo, mon avis serait certainement différent et moins sévère. Là, difficile de passer outre la molesse de "Kicking and screaming", la mièvrerie de "Building", la platitude de "Charlie don't surf"... Et si le groupe cherche du renfort, ce n'est pas avec 4 lascars de chez Lostprophets ("Someday the fire") qu'ils vont en trouver un de convaincant. Dommage qu'ils n'aient pas enregistré davantage de titres dans la veine de "Maybe I am ?" et ses guitares sur le fil, de "You can't see the forest for the wolves" et son mur du son émo, du puissant "Waterfront dance club".
Du bon, du moins bon, du moyen, Memory and humanity ne restera pas dans les mémoires et ne présente pas FFAF sous son meilleur jour, mieux vaut se réécouter les galettes d' il y a 5-6 ans si on veut se faire vraiment plaisir.