Mais quelle indignité... quelle insolence de revenir ainsi tous les trois ans, et pondre des disques d'une telle beauté ! Et en plus, ils s'en vantent ! Décidément, ces Lorrains (ayant recruté Fred Alera de Billy The Kill, Billy Gaz Station et Second Rate au mercato) ne reculent devant rien. Pas même d'accoler le pronom "Les" devant leur patronyme (pour se rapprocher encore plus des Thugs ?), ni d'assumer encore davantage le chant en français, en le mettant plus en avant dans le mix, quand il pouvait être dilué au milieu des guitares par le passé. Rassurez-vous, ces dernières, épaulées par Fred donc, sont toujours bien présentes, pour asseoir leur style et marque de fabrique (déposée) : la fameuse distopop. Ou quand le shoegaze et le mur de son à la My Bloody Valentine, croise le fer avec la mélancolie de la chanson française à la Étienne Daho. Curieux mélange de prime abord, mais qui fait mouche sur les sept chansons (plus un interlude) qui composent Mon insolence, album concept dont les titres renvoient chacun à un prénom et autant d'histoires personnelles, de gens en colère dans cette société, mais qui n'acceptent pas pour autant de se résigner. "Nico", "Martin", "Pedro", "Rob" et "Marcus" de tous les pays, unissez-vous !
Publié dans le Mag #68





