Ça fait longtemps que j'ai ouï dire de Flying Donuts. Habitant à Nancy et eux à Epinal, on m'a beaucoup parlé de ce groupe sans que je puisse mettre une oreille sur ce qu'ils faisaient. Décembre dernier, le groupe ouvrait pour Second Rate (que j'adore, tout le monde va commencer à le savoir !) à Nancy, voilà une bonne occasion de "découvrir" ces petits gars. Et là, la baffe... un peu d'histoire pour commencer...
Flying Donuts, voilà bien un nom sympathique pour faire de la musique ! Les Donuts volants ont décidés de faire le grand saut en 1996 dans cette chère région des Vosges en matraquant guitare, basse et batterie dans un style très percutant : le punk rock ! Mais pas n'importe quel punk rock, car à l'heure ou certains se sont empressés sur les albums plus ou moins ridicules de The Offspring ou Green Day, les deux frangins et leur pote bassiste s'orientent à l'époque vers des formations underground comme les Burning Heads, Sixpack, Portobello Bones, Samiam... Judicieux choix ! Après une première démo K7 éditée en 1997, le groupe enchaîne les concerts et produit un 5 titres en 98. Viens alors le temps des concerts hors de la belle Lorraine. Avec l'expérience, le groupe s'affirme, le son devient naturellement plus proche de leurs attentes et le style du trio, sans perdre en spontanéité et en puissance, se pose avec notamment des tempos moins rapides qu'autrefois. Flying Donuts, aux contacts de Seven Hate, Sleeppers mais surtout Second Rate et Dead Pop Club, "bouffe" de l'indépendant et du do it yourself à force de partager des plateaux avec ces groupes : le groupe crée son propre label, José Records, ce qui lui permet, outre des apparitions sur plusieurs compils entre 2000 et 2001, de sortir son premier album, Last straight line, en coproduction avec le label des Second Rate, Vampire Records. Le groupe démarre alors une nouvelle tournée pour promotionner la bombe qu'elle vient de sortir en ce début 2002.Mattez également l'interview scandaleuse ! (mai 2003) et le split avec Second Rate : This machine kills emo-kids.