Flying Colors - Second flight live at the Z7 Le show est assuré essentiellement par les qualités techniques des zicos car pour le reste, il n'y a pas grand chose : pas d'écrans géants, pas de laser, pas de jeu de scène époustouflant, un light-show très léger pour un groupe de ce calibre... Vraiment, c'est à la fois les prouesses techniques (chant d'une pureté éclatante, guitares capables de tout, basse absolument superbe et pas seulement sur les gros passages de slap, et batterie... tenue par Mike Portnoy ce qui veut tout dire) et la couleur général de ce prog rock qui fait tout le charme d'un concert de Flying Colors. Des moments assez magiques quand le groupe est à l'unisson pour servir la cause d'un rock enlevé et dynamique mais aussi quand Casey McPherson sort sa guitare sèche et sa plus belle tonalité pour interprêter "Colder months"; un titre jusque-là inédit où le groupe trouve peu à peu sa place, c'est vraiment classe. Pour le reste, c'est toujours très bon avec d'autres moments de grâce comme pour leur délicat tube "Kayla" qu'ils ont l'audace de placer avant le puissant "Shoulda coulda woulda". Le concert passe en revue Second nature de A presque Z (seul "Lost without you" manque à l'appel) et replace 5 titres de leur album éponyme dont le labyrinthique "Infinite fire" qui termine la soirée.

Outre la possibilité d'écouter le concert de trois façons différents (depuis la table de mixage ou le premier rang ?), Second flight : Live at the Z7 compile 4 clips réalisés avec des images de studio, de live ou tournées pour l'occasion ("Kayla", "Mask machine", "The fury of my love" et "A place in your world"). Image ultra léchée, caméras bien placées, montage fluide, énorme qualité de son, Flying Colors fait profiter de son expérience à son public au travers de cette sortie qui ravira les plus fans et permettra aux autres d'entrer de plein pied dans leur univers.