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Biographie > Flunk


L'histoire de Flunk remonte à l'année 2000-2001 du côté d'Oslo : Ulf Nygaard (programmation et voix) et Jo Bakke (guitare, basse entre autres) enregistrent du son pour un projet musical avec des voix samplées, pour le "fun" sans intention de sortir de disque. Pourtant, ce son arrive dans les oreilles de Vidar Hanssen, gérant du label électro norvégien Beatservice Records (Cinque Cento, Ralph Myerz, Sketch, Fenomenon...) qui, impressionné, les fait signer quelques mois plus tard pour un album. Signalons toutefois que les deux compères ont déjà une forte expérience musicale : Ulf est un membre de Folk & Røvere (signé chez Polygram), un groupe trip-hop qui compte dans ses membres la chanteuse de Beady Belle, tandis que Jo est chez Happy Campers (formation rock des 90s signé chez Sony Music et Ninja Tune) et Antenna, un projet orienté house. Le groupe peaufine son album pendant un an et est rejoint vers la fin du processus de composition par Anja Øyen Vister, une étudiante en médecine passionnée de chant. En avril 2002 sort "For sleepyheads only", peu après le lancement du premier single "Blue monday", reprise du hit de New Order. La chanson se retrouve sur diverses compilations, séries télé et films en tête... Flunk est invité à jouer pour une session d'enregistrement sur la Radio1 de la BBC et commence à se faire connaître en Europe et en outre-Atlantique, en jouant notamment au London Jazz Festival. En 2003, l'album est disponible dans le monde et Beatservice le ressort en remixe sous le titre : Treat me like you do - For sleepyheads only remixed. En mai 2004, débarque Morning star, deuxième album enregistré à Paris. Le succès est au rendez-vous. Kriztal Entertainment se charge de le sortir aux States en octobre. La chanson "Play" est utilisée pour la BO de la série américaine The O.C (Les frères Scott en VF) en 2005. Le groupe entame une tournée américaine en 2006 avec leur batteur "live" Erik Ruud (qui joue d'ailleurs dans les mêmes groupes que Jo, Happy Campers et Antenna). Le dernier album en date, Personal stereo, est sorti en avril 2007.

Flunk / Chronique LP > Morning star


flunk_morning_star.jpg "La Norvège n'écoute pas que du black metal", comme indiqué sur la présentation de Ribozyme, formation chroniquée dans les pages du W-Fenec. Ce n'est pas faux ! Et heureusement me direz vous. Les norvégiens sont également prolifiques en matière d'électro à tout va (pop, funk, disco, métal...). L'univers sonore de Flunk se situe globalement dans une électro pop mid-tempo teintée de guitares. Deux versions de l'album sont sorties (Monde et USA), la version américaine étant plus fournie. C'est d'ailleurs cette dernière qui m'est arrivée sous les oreilles il y a quelques temps déjà. Morning star (US donc) débute avec la voix ultra sensuelle et reposante de la charmante Anja sur "Play" (chanson qui se retrouve sur la BO de la série télé The O.C a.k.a Les frères Scott en VF) qui dès le départ nous annonce la couleur : "It's a soothing delight". Tout est dit ! C'est album est vraiment un lénitif pour les nerfs rempli de douceur et de ballades guitaro-pop-électro-mid-tempo comme indiqué plus haut. Sur le titre éponyme "Morning star", la voix pourrait même faire penser à celle de Chino Moreno version Team Sleep avec ce chant reverbérisé. Certains pourront également souligner Björk. On notera le bon travail des guitares de Jo Bakke à la fois acoustiques-folk ("Spring to kingdom come", "Probably", "Kemikal girl".) et électriques ("On my balcony", "I've been waiting all my life to leave you (Country song)".). Les programmations aux ambiances "chill out" de Ulf Nygaard sont réellement minimalistes, histoire de mettre plus en valeur les guitares et la voix, mais n'en sont pas moins intéressantes. Elles se situent dans la lignée de groupes comme Cinque Cento (leurs camarades du label Beatservice Records), Nightmares On Wax, Morcheeba ou bien Zero 7 en plus rapide. La seule présence d'une batterie se situe à la fin de "All my dreams on hold" qui vire rock pour le coup. "Six seven times" se permet même une petite virée dub. Ces 13 titres se marient fort bien et nous rendent un contenu plutôt homogène. Ce deuxième album de Flunk peut s'utiliser après une journée de boulot bien chargée, au pieu avec sa nana ou son mec (essayez donc la slidée "I've been waiting all my life to leave you (Country song)", ou sur une plage déserte. Oh mon Dieu ! Que j'aime la Norvège !