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First Of All Machines est une formation rock accompagnée d'une touche électronique originaire de Franche-Comté. Si le quintet est créé depuis 2007, ses membres sont actifs depuis quelques années dans le domaine des musiques amplifiées. C'est avec l'arrivée de David à la batterie et de Rémy à la basse que le groupe affine son style, dans un premier temps, sur un EP intitulé The fail en novembre 2009. Le festival parisien Fallen Fest en fait son coup de cœur la même année et FOAM poursuit sa route dans la préparation "à la maison" de son premier album, The odd birth qui sort à la fin de l'année 2010. En mars 2011, le groupe annonce sa séparation.

First Of All Machines / Chronique LP > The odd birth

First of all machines - The odd birth Au cas où certains habitués du W-Fenec commenceraient sérieusement à en douter, soyez-en sûr : il n'y a jamais eu aucun pacte de quelque nature que ce soit entre ce webzine et les groupes Franc-Comtois. Certes, quelques membres de la team en sont originaires (ne me regardez pas, merci) mais de là à dire que nous sommes un peu trop obnubilés par la région Est, cela relèverait de l'erreur grossière. En l'affirmant, on risquerait même de s'attirer la foudre des Nordistes qui, eux, sont plus nombreux dans notre équipe de rédacteurs. Que les choses soient claires donc, First Of All Machines n'a rien volé et mérite amplement sa place dans nos pages.
Ce jeune quintet rejoint la sphère des groupes rock usant de leurs machines type MicroKorg et MPC à bon escient pour jouer des ambiances autant hypnotiques qu'énergiques. L'introduction "Core" entretient le mystère et maintient la pression avant que le groupe ne se lâche sur un "Losing mind in a meaningless city" dont le niveau sonore est curieusement bas ce qui, par conséquent, ne procure pas totalement l'effet escompté. Un léger regret qui n'empêche pas d'apprécier le son distordu des guitares et des machines placé sur une rythmique entrainante. Une entrée en matière plutôt plaisante qui ne s'estompe nullement par la suite, bien au contraire. "Floodlight" résume à merveille la fusion "machine-instrument" de cet album : un mélange bigarré d'ambient-électro apaisante (ca peut marcher aussi avec la drum & bass sur "The usher") avec un rock brut argumenté par de simples mais efficaces riffs de guitares que nous retrouvons tout le long de ce disque.
Ce qui pourrait sonner comme un mix improbable entre Nine Inch Nails et Incubus ne l'est pas forcément sur d'autres tant les compositions sont diverses. Bien que le chant de Yoann, s'élevant grosso-modo (il y a du beau monde au milieu) entre celui de Claudio Sanchez de Coheed and Cambria et Brandon Boyd d'Incubus, risque de froisser certains individus car un peu trop mélodieux et aigu par moment, il sert à merveille les titres de cet The odd birth avec entrain et avec une sensibilité éparse non-négligeable. First Of All Machines réalise un premier album convaincant non sans certains petits défauts mais ayant au moins le mérite de poser la base d'un travail qui devrait porter ses fruits à l'avenir.