Feeder : Echo Park Feeder a la particularité de posséder à la fois un son d'ensemble identifiable "Feeder" et à la fois des compos assez différentes les unes des autres, certaines plus rock, d'autres plus électro... Ainsi, le premier titre de Echo park "Standing on the edge" sonne très électronique, avec un rythme très marqué, une voix trafiquée, une basse sombre et une guitare qui se déchire électriquement dans le fond... La mélodie est imparable, le refrain remet tout en place, comme sur tous les titres d'ailleurs. C'est là leur force... Le sacro-saint sens de la mélodie... Celui que possède un Weezer dont nous ne sommes pas loins sur leur premier single extrait de cet album "Buck Rogers". Les guitares rock succèdent aux passages pop, c'est le plan bateau de la power pop mais ça marche à chaque fois ! Après un "Piece by piece" très teinté électro pop (dont Echo, leur label raffole, cf Big Yoga Muffin !), des titres un peu plus musclés avec "Seven days in the sun" et "We can't rewind" où la guitare est plus agressive sur les refrains et où les dédoublements de voix donnent du rythme. Cette superbe voix que Grant met en valeur sur "Turn"... Le groupe par moment peut nous faire penser aux Foo Fighters (surtout sur "Tell all your friends" !), tant ils trouvent facilement l'équilibre entre mélodie et énergie, avec un son moins électrique que Ash, plus asceptisé aussi... Mis à part sur le dernier morceau, "Bug", ils ne se lâchent pas vraiment et gardent en tête les structures qui peuvent faire de chaque titre un tube. Au Royaume-Uni la recette est connue, mais ils ne sont pas si nombreux à s'en sortir honorablement. Feeder se débrouille plutôt pas mal avec tous les ingrédients. L'album est si facile à écouter... allez goinfrons-nous !