feeder_comfort_in_sound.jpg Janvier 2002, Jon Lee, batteur du groupe met fin à ses jours et laisse donc Feeder orphelin. Désormais deux, Grant Nicholas (chant/ guitare) et le bassiste Taka Hirose ne se séparent pas pour autant, continuent de jouer ensemble et entament l'écriture d'un album qui a la lourde charge de succéder à Echo Park. Celui-ci étant un album de power pop de référence pour tout bon spécialiste du genre, la tâche s'annonçait ardue. Mark Richardson, ex-batteur de Skunk Anansie rejoint alors le groupe et l'année suivante, sort le nouvel album de Feeder : Comfort in Sound.
Etant donné les circonstances dans lesquelles le duo a écrit le disque, les morceaux de ce nouvel opus s'orientent vers une pop mélodique empreinte de mélancolie ("Just the way I'm feeling", "Child You".) liée au décès de Jon Lee. Résultat des courses, si le groupe à parfois tendance à tomber un peu dans le pathos ("Forget about tomorrow", "Find the colour"), il se rattrape avec les sublimes mélodies de "Summer's Gone" ou de l'incontournable "Moonshine", des ballades pop tristes à la sensibilité à fleur de peau.
Pour autant, Feeder n'abandonne pas complètement le côté rock "rentre-dedans" qui faisait aussi le charme de leur musique dans les albums précédents. Avec "Come back around", "Helium" ou "Godzilla", les trois anglais nous offrent des titres plus catchy et énervés. Sans doute une forme de thérapie pour Grant Nicholas et Taka Hirose.
Précédé de critiques élogieuses et gros succès auprès du public, Comfort in Sound est un album réussi, impeccablement produit par Gil Norton (The Pixies), qui voit le groupe revenir de très loin pour mieux rebondir.
Qu'on se le dise, Feeder n'est pas mort et Jon Lee n'aurait pu rêver mieux comme hommage. Paix à son âme.