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Fayro est le projet solo de Julien Fouquet (qui oeuvrait au sein de Melocotón) qui compose depuis très longtemps mais a décidé en 2014 de tout contrôler. Même si en studio, il fait appel à de vieux amis (comme le guitariste Rémy Turpault) et qu'il laisse de la place aux autres (deux chanteuses prêtent leurs voix sur deux titres différents), c'est lui qui est derrière chaque bonne idée et les mots de La beauté des choses, son premier album qui paraît en septembre 2015.

Fayro / Chronique LP > La beauté des choses

Fayro - La beauté des choses Pop, rock, un poil métal, Fayro, est un projet bâtard entre plein de courants appréciés par son géniteur qui a refusé de cloisonner son propos et de faire ce qu'il avait simplement envie de faire. Mélodies douces ("En suspens", "Un homme"), textes en français, passages plus rythmés et dynamiques avec un son bien plus distordu ("Les nuits blanches", "Le bout de ton nez", "La beauté des choses"), tempos appuyés ("Sourde oreille"), nonchalance ("L'angoisse et le doute"), effusions électriques ("Été 2001"), Julien Fouquet touche à tout et réussit dans chaque domaine. Les petits ajouts discrets comme les samples ou les voix féminines se fondent dans le paysage et ne viennent pas troubler l'ensemble qui, malgré sa diversité de tons, reste homogène grâce à la voix de Julien, véritable fil d'Ariane au coeur de ce dédale d'émotions qui oscillent entre rage et douceur. Seuls quelques choeurs malheureux ("Le bout de ton nez") viennent ternir le tableau où la musicalité des mots a autant d'importance que leur sens, c'est la vie qui nous est décrite avec des personnages dans lesquels on peut se reconnaître, des situations connues légères ou extrêmes ("Lisa"), avec ce qu'il faut de cynisme et de romantisme selon les thèmes abordés. Tout est en français, assez bien écrit, plutôt personnel ("je", "tu", "on" sont les sujets prédominants) et nous touche forcément, de près ou de loin.

Au moment de terminer cette chronique, je ne peux m'empêcher de partager cette pensée qui m'a suivie durant toute l'écriture. Elle va pour notre regretté Jimi, qui, au travers de Delicious, s'était lui aussi laissé aller à ses aspirations pop, rock, métal dans notre langue sans se soucier de rentrer dans telle ou telle case, de plaire à machine ou bidule, juste se faire plaisir avec sa musique en pensant que ce bonheur allait se répandre, la seule idée qui doit guider les musiciens...