Fanalo Enfin, le Buckethead français le plus méconnu a sorti son premier album solo. Fanalo, alias Stéphane Alaux, directeur de l'école de musique bordelaise du CIAM, est souvent confondu avec Buckethead, et si vous ne me croyez pas, cherchez "Buckethead unmasked" sur Google et vous tomberez sur un (plus) jeune Fanalo. Cette rumeur, bien que tenace, n'est pas la plus farfelue que l'on ait entendue. Ce qui est indéniable, c'est que Fanalo maîtrise parfaitement sa guitare. Il a même fait partie du backing band de Bumblefoot entre 2002 et 2007. Je peux en témoigner, l'ayant vu jouer en 2005. Selon moi, si quelqu'un peut jouer "I can't play the blues" sans regarder son manche et avec le sourire, il mérite le titre de virtuose.

Avec un CV aussi impressionnant, il est surprenant que son album solo n'arrive que maintenant, mais vieux motard que jamais (désolé j'ai pas pu m'en empêcher). Ce premier album éponyme rassemble dix pépites, dont trois instrumentales et sept chantées. L'album est ancré dans un bon hard rock et, malgré la transition entre les morceaux instrumentaux et chantés, et les flirts avec d'autres genres par-ci par là, cet album reste très cohérent du début à la fin. Si cela ne suffisait pas, on retrouvera des invités de marque, dont Ron "Bumblefoot" Thal, Julien "Djul" Lacharme (Alpha Blondy, Gnô) à la guitare, Jeff Scott Soto (Yngwie Malmsteen, Journey, Sons of Apollo, Whitesnake) et Butcho Vukovic (ex-Watcha) au chant. Cette liste prestigieuse ajoute un label garantie à cette galette. Label "bleu blanc rouge" ! Buckethead devrait se mettre au poulet français, tiens !

Pour finir, en termes de production, l'album est très bien mixé et masterisé, permettant d'entendre chaque instrument distinctement. Une très belle découverte, recommandée pour tous les fans de guitare hard rock, et tous les autres aussi !