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Biographie > Julien, fan de Bad Religion

bad religion bad religion Je m'appelle Julien, j'ai 44 ans. J'en avais 17 en 1993, quand j'ai découvert Bad Religion. Je ne connaissais rien au punk-rock. J'écoutais essentiellement du Metal à l'époque. C'est sur une compile que j'ai découvert la chanson "Generator". Ça m'a scotché. La vitesse, la guitare, la batterie, mais surtout la voix de Greg Graffin... l'impression que c'était fait pour moi.

Mais en 93, pas d'internet pour tout savoir sur le groupe et sa discographie en deux secondes. Il m'a fallu gratter un pote au lycée pour qu'il me ramène deux cassettes avec 4 albums dessus, et c'était parti.

Dès le départ, j'ai eu l'impression que leurs textes avaient quelque chose de plus recherché que ce que je pouvais entendre ailleurs. Les textes de Graffin et Gurewitz regorgent d'un vocabulaire exigeant et sont remplis de références littéraires, politiques, environnementales... Alors au milieu des années 90, je me suis lancé le défi de traduire tout ça avec mon dictionnaire Robert & Collins. C'était chaud !

Au début des années 2000, j'ai décidé de concevoir un site internet avec mes traductions et de rassembler la communauté de fans francophones. Cela m'a amené à administrer un forum, un chat, bref, les outils de l'époque. C'était cool. Des fans français, québécois, suisses, belges s'inscrivaient et échangeaient tous les jours. Au bout de trois-quatre ans, j'ai arrêté, faute de temps.

20 ans et 7 albums de Bad Religion plus tard, j'ai remis ça ! J'ai retraduit les 276 chansons du groupe en m'aidant d'outils en ligne (qui ne font pas tout, loin de là). Très vite, je me suis dit qu'il fallait que j'en refasse quelque chose, que je partage ce boulot. "Bad Religion France" est donc né cet été. Site web, page Facebook, compte Twitter et chaine Youtube proposant les vidéos sous-titrées du groupe que je fais dès que j'ai deux heures devant moi... la totale ! J'ai de très bons retours, c'est vraiment gratifiant.

Et puis il y a "Do what you want", cette biographie sortie en août. On attend toujours qu'elle sorte en français. Et moi, j'attends qu'on me propose de la traduire !

Bad Religion et moi, ça fait 28 ans. Comme je le dis souvent, pour moi, c'est désormais bien plus que de la musique. J'ai un tatouage sur le bide (le fameux crossbuster), je les ai vus en concert une petite dizaine de fois : en France, en Italie et même une fois à Brooklyn. Leur album de l'année dernière (The age of unreason) est une merveille. Je trouve fascinant ce niveau d'écriture, sans parler de l'énergie déployée sur scène alors que ces types ont bientôt 60 balais. [ [fr] BadReligion-fr.com (228 hits)  External / [fr] Bad Religion France: youtube (329 hits)  External  ]

Fan Attic / Chronique LP > Not Scientists

Not Scientists fan addict Je (enfin, plutôt, on) m'appelle par mon prénom (et parfois mon surnom). La quarantaine bien tassée et actuellement basé dans une région au climat océanique dégradé à influence continentale. Ça peut sembler mystérieux au premier abord, mais même si cette rubrique est censée mettre en valeur le "fan attic" que je suis, je préfère en rester là avec les présentations et rester focus sur la raison de ces quelques lignes consacrées à un groupe auquel je voue une passion : Not Scientists.

Not Scientists, tout le monde connaît. Ou, tout du moins, tout le monde devrait connaître. Groupe formé en 2013 sur les cendres encore incandescentes d'Uncommonmenfrommars (la paire Ed et Jim), flanqué du batteur de No Guts No Glory et Supermunk (Basile) et de Thib' à la basse (aujourd'hui remplacé), Not Scientists a déjà à son actif un 45 T, deux splits, un EP et deux albums. Sans parler des participations aux compilations diverses et variées. Le quatuor a joué un peu partout en Europe et sur le continent Américain (Canada et USA) et a notamment forgé son identité sur scène. C'est surtout un groupe accessible, loin du Star System et vraiment sympathique. J'ai suivi d'assez près les débuts et l'évolution du groupe, une fois le premier EP Leave stickers on your graves paru chez Delete Your Favorite Records (label de l'ancien manager des UMFM). Un disque que j'ai trouvé assez rafraîchissant, loin des activités précédentes de ses membres, avec pour fil conducteur des sons de guitares cristallins, des voix géniales et des compositions abouties. J'ai ensuite vu quelques concerts sympa (qui se sont révélés être les premiers de Thib' avec des vrais retours alors que l'imposant bassiste commençait à marquer son style sur scène). C'était vraiment chouette et presque assez touchant de revoir Ed et Jim, ayant à leur actif des centaines de concerts dans les pattes, jouer avec deux nouveaux zicos qui ont quasi une génération musicale d'écart. Puis est arrivé le premier album que j'ai mis du temps à enfourner dans ma platine, de crainte peut être de ne pas ressentir la même flamme que pour l'EP. L'écoute de ce disque (qui n'était pas encore officiellement sorti, si mes souvenirs sont bons) a coïncidé avec un concert donné à l'étage d'un caf' conc' vosgien. Pas de scène, petit système son, le strict minimum. Et je pense que ce concert restera gravé à vie dans ma mémoire. Ce genre de moment spécial que tu n'oublies pas. J'ai peut-être été le seul dans la maigre assistance à ressentir ça. C'est fort probable. Ce concert a été pour moi le déclic. L'énergie déployée par le groupe m'a laissé sans voix. Les morceaux étaient joués avec une telle classe et un enthousiasme si débordant que Not Scientists a réussi à me faire passer ses ondes positives ! C'était il y a sept ou huit ans, mais je m'en souviens comme si c'était hier. Ce concert n'a peut-être pas été inoubliable pour le groupe, mais il a changé pour moi la perception que j'avais de ce groupe que je trouvais très bon et que je trouve depuis absolument génial. Peut-être que pour lui, c'était un bon concert, sans plus. Mais pour moi, c'était un moment magique.

Destroy to rebuild, ce fameux premier album, je l'ai poncé. Je le connais par cœur. Tous les breaks de batterie de Basile. Toutes les notes de Jim. Toutes les lignes de basse de Thib'. Tous les textes de Ed. Non, pas tous les textes car je ne suis pas fortiche en anglais. Detroy to rebuild est un disque essentiel dans ma rockothèque. Et Not Scientists est un groupe essentiel dans ma perception des émotions véhiculées par la musique. J'ai beau aimer des tonnes de groupe, j'ai pu organiser des vacances et des weekends autour d'un groupe qui jouait dans mon lieu de villégiature, je pense que c'est Not Scientists qui m'a procuré mes plus beaux émois musicaux ces dix dernières années. Et je peux affirmer que ce groupe est ce que j'ai écouté de mieux ces dix mêmes dernières années.

La notion de fan m'a toujours un peu dérangé. Elle est pour moi négativement connotée, et synonyme d'excès et même de déraison. Ne parlons même pas de l'adjectif fanatique. Le Robert (le dictionnaire, pas mon voisin) le définit d'ailleurs par celui qui a une passion, une admiration intense pour quelqu'un ou quelque chose. Passionné, je le suis. Sans excès. Enfin, je pense. Ce n'est pas ce qu'en dit ma femme. Je n'ai pas un buste de Ed dans mon salon, mais elle n'arrive pas à comprendre pourquoi je possède trois LP du premier album (label français et US, couleurs différentes). Ainsi qu'une version japonaise en CD, sans parler de la version K7. Et que je suis à l'affût pour acheter la seule version du premier EP qui me manque (un pressage avec un insert spécialement imprimé à vingt exemplaires lors d'un passage du groupe au Québec). J'ai récidivé quand Golden Staples, le deuxième album, a pointé le bout de son nez en 2018. J'ai précommandé toutes les versions vendues par le label Allemand avant sa sortie. Thib' n'en revenait pas et du coup, il m'a envoyé les fichiers numériques un ou deux mois avant la sortie du skeud. Quand j'ai reçu les LP et CD, je connaissais le disque par cœur. Autant j'ai très peu de merch « textile » du groupe, autant je possède (à une exception près, avec ce fameux faux pressage québécois) tous les formats existants des disques (même les promos). Je collectionne tout ça pour le fun et pour soutenir à ma manière le groupe. Les zicos doivent me prendre un peu pour un fou, mais ça les fait marrer quand même.

Je connais les musiciens depuis longtemps, bien avant que le groupe n'existe. Très peu Basile que j'avais croisé une fois ou deux, mais les trois autres, ouais. J'ai déjà sympathisé avec un bon paquet de zicos que j'ai pu rencontrer à force de les voir en live. Dans le cas de Not Scientists, c'est peut-être la première fois que je tombe autant amoureux d'un groupe formé par des copains. Ça peut paraître étrange d'être fan d'un groupe de potes. Je n'ai jamais réclamé un médiator à Ed (même si j'en ai une série avec le logo du groupe !) et je n'ai jamais fait dédicacer mes disques. Clairement, ça serait bizarre. Par contre, quand je vais les voir en concert ou quand je suis amené à les croiser dans la vraie vie, ils savent. Ils savent que j'aime leur groupe avec passion. Je n'ai pas besoin de leur redire, je les ai assez bassinés avec ça. Cet article n'est pas signé, mais si par hasard ils tombent dessus, ils reconnaîtront qui en est l'auteur (toi aussi peut être).

Je suis fan de Not Scientists. Et je me porte bien, merci. Le groupe est confidentiel à l'échelle du grand public et quand j'en parle à des amis ou des collègues qui ne suivent pas l'actualité de la scène indépendante rock française, j'ai parfois l'impression de parler dans le vide. Peu importe (même si ça peut être un peu frustrant). Je suis fan de ce groupe dont je ne pense pas pouvoir me lasser un jour.

Fan Attic / Chronique LP > Valérie, fan d'Alex Henry Foster

fan attic Alex Henry Foster Je m'appelle Valérie, j'ai 34 ans et aujourd'hui je viens vous parler d'un artiste que j'affectionne énormément à en être devenue "fan" et parler de cette passion et de cette addiction de sa musique et surtout de tous les supports créés autour de cette musique. Mais avant de vous parler de cette passion et addiction dans laquelle beaucoup de fans tombent lorsqu'un artiste entre dans leur vie, je dois vous parler de ce moment où pour la première fois j'ai entendu cette voix, celle de Alex Henry Foster.

C'était pendant cette période de confinement, un soir, enfin plutôt une nuit, pendant laquelle je discutais avec mon amie québécoise, elle m'a parlé de Alex Henry Foster et m'a raconté l'histoire de cet album sorti quelque temps auparavant, un album intime écrit en hommage pour une personne très chère disparue quelque temps auparavant. Je me suis prise au jeu de la découverte pendant cette discussion et je lui avais demandé de m'envoyer un lien pour que je puisse écouter.

Ce moment, lorsque la musique vient effleurer mes oreilles, restera gravé dans ma mémoire, l'émotion que j'ai ressentie ce jour là était tellement intense, j'ai su qu'à partir de ce jour que la musique d'Alex Henry Foster ne me quitterait jamais, et au fil de la découverte de son univers je me suis retrouvé dans ses chansons... J'ai d'ailleurs terminé cette nuit-là par écouter entièrement l'album Windows in the sky. Après cela, j'ai voulu connaître entièrement l'univers d'Alex Henry Foster, j'ai découvert un artiste mais aussi un groupe. Un groupe constitué d'amis d'enfance et lancé depuis plusieurs années entre albums et tournées. Je découvrais aussi que, n'étant pas fan de la première heure, j'allais avoir beaucoup de choses à découvrir...

Je me suis plongée dans les supports, étant une fan de vinyles, j'ai voulu avoir celui de cet album, c'est alors que je suis tombée non pas sur cette petite galette de plastique noir mais sur des œuvres d'art fabriquées sur place dans leur studio basé au Québec. J'ai commencé par commander un vinyle mais impossible de ne pas craquer devant toutes ces magnifiques œuvres et là, oui, l'addiction venait de me gagner. Après des mois d'écoutes, entre l'album Windows in the sky mais surtout après avoir découvert l'album live Standing under brights lights, l'annonce de la tournée européenne me fit découvrir le partage avec les autres fans et la rencontre avec le groupe.

Mon premier concert... Comment mettre des mots sur l'émotion ressentie ce jour-là ? J'ai eu la chance de pouvoir faire énormément de concert de beaucoup d'artistes depuis quelques années, ressentir des émotions au fil des spectacles, avoir les yeux émerveillés devant des scènes gigantesques, mais ce soir-là à Paris dans cette petite salle, j'ai ressenti une émotion encore inconnue, un lâcher prise, une connexion avec le groupe. Encore maintenant, je n'ai pas les mots exacts pour décrire mes ressentis ce soir-là. Après le concert, j'ai eu la chance de pouvoir rencontrer Alex et le reste du groupe, une rencontre que je ne pourrais oublier, même si j'avais déjà eu la chance de pouvoir partager quelques mots sur le net avec lui. J'ai découvert une personne humble, généreuse, sincère, à l'écoute de ses fans. J'ai envie de vous dire qu'un concert et une rencontre, ça ne s'explique pas, ça se vit.

Aujourd'hui, Alex Henry Foster & the Long Shadows occupe une place entière dans ma vie. Je peux dire que j'ai été touchée par la grâce de sa voix d'ange et sa musique s'enracine dans mon âme et mon cœur.

Fan Attic / Chronique LP > Flockos fan de NoFx

fan attic : flockos no fx Je m'appelle Fabien Lefloch, né en 1983 à Nantes. On me connaît peut-être sous le blaze pourri de Flockos, guitariste d'Ultra Vomit ou comme bassiste de Justin(e), mais je suis avant tout un gros fan. Un gros fan qui subit son addiction par une collectionnite aiguë. Un gros fan de Metallica et de NOFX, deux groupes pourtant assez antagonistes dans l'absolu. Mais pour cet article, on m'a demandé de parler de mon amour pour NOFX.

J'ai découvert ce groupe relativement tard (fin 99). J'ai totalement loupé leur période 94 et le buzz de Punk in drublic. J'ai pourtant poncé Smash et Dookie à leurs sorties quand j'étais en 5ème, mais n'étant pas curieux, n'écoutant pas la radio, NOFX était visiblement un groupe trop pointu pour que ça tombe dans mes oreilles. Quand un jour, au lycée, un camarade me demande de faire un échange d'album, je suis très fier de lui filer ma belle K7 (achetée) d'Insomniac de Green Day en lui disant que c'était le haut du panier niveau punk rock. Lui me file un CD gravé pourri de NOFX avec Punk in drublic et So Long sur le même support. Et là, c'est la grosse branlée. Le truc de malade. C'est quoi cette vitesse ? C'est quoi ce son ? C'est quoi cette basse ? Avec mon grand frère, on n'avait jamais entendu une prod' qui mettait aussi bien en valeur ce genre de tempo. Même les Damage Inc et consorts de Metallica n'avaient pas cet impact et cette fulgurance. Et en plus, la légende dit que le batteur n'a pas de double kick ?? On était sidérés par absolument tous les aspects de NOFX. Le chant hyper touchant, les mélodies incroyables, la technique et la vitesse. C'est parti, il nous faut l'intégrale de NOFX. Green Day et The Offspring peuvent aller faire dodo.

Le coup de foudre a pourtant failli s'arrêter là. Dès le lendemain, je cours à la Fnac et je vide le rayon. Il y a donc Punk in drublic, So Long, et deux CDs que je vais avoir le plaisir de découvrir : Liberal animation et Maximum rocknroll. Pwahhhh la douche froide ! C'est vraiment le même groupe ??? C'est dégueulasse. Je pige rien. Je n'ai pas Internet, pas d'ordinateur, je n'arrive pas à savoir à quoi ressemblent les membres du groupe, à comprendre leur parcours. Finalement, je squatte le PC d'un pote et je comprends mieux : Il y a un avant et un après l'arrivée du guitariste El Hefe. Je décide donc de tout choper de leur discographie à partir de 91. Je découvre que ces gars ont une teneur politique qui me fascine. Le tout enrobé d'humour et d'autodérision, c'est encore mieux. Et avec l'admiration sans condition, j'en arrive finalement à trouver la période pré-91 géniale. Je comprends même qu'il y a de l'actu dans l'air : ils passent à Paris pour promouvoir un nouvel album !!! C'est donc le 31 mai 2000 à l'Élysée Montmartre que je les vois pour la première fois en concert. J'avais 17 ans. C'était fou, débile, pas cher, plein de parlotte, des slams et des pogos non-stop, du public tout du long sur la scène, le tout dans une salle pas trop grande : incroyable. Comparé au Bercy de Metallica l'année précédente, j'ai l'impression que la distance « groupe/fan » n'existe pas. C'est un autre univers. Je veux en être d'une manière ou d'une autre. Je n'aurais jamais été dans Justin(e) sans mon amour pour NOFX.

Pump up the valuum sorti en juin 2000 est donc l'album le plus important pour moi. Déjà car il est mortel. Mais aussi car j'avais enfin rattrapé mon retard et je vivais à partir de ce moment l'actu de NOFX en même temps que les autres fans. Cet album marque le début d'une collection assidue. C'est assez simple, j'ai acheté tout ce que le groupe a proposé depuis. Pas forcément tous les t-shirts souvent bien moches, mais tous les EP, les LP, les CD, les DVD, et ce n'est pas peu dire. On peut y voir chez eux une façon de faire du fric, mais je trouve que le groupe bichonne ses fans. Entre les abonnements annuels de vinyle 7 pouces, les versions alternatives entre CD et LP pour les albums, les vinyles colorés, etc. Le tout à tarif peinard, et bah c'est génial.

J'ai dû les voir une quinzaine de fois. C'est fou comme leurs performances sont aléatoires : ils ne rendent de compte à personne. La plupart seront dégoûtés d'avoir trop de speech/vannes et pas assez de musique mais c'est tout l'intérêt de NOFX pour moi. J'ai d'ailleurs rencontré Fat Mike en 2008 car on jouait avec eux au Hellfest. J'étais paralysé de fascination, et lui s'en contrefoutait. C'était assez nul comme rencontre mais j'ai quand même eu ma photo. Depuis, je les ai croisés sur des festoches, notamment au Download où on a fait une petite partie de ping-pong, mais rien de profond. Les gars ne savent pas qui je suis et ce n'est pas grave. De mon côté, j'ai vécu plein de trucs dans le monde des concerts, j'ai grandi et j'ai réussi à soigner mon côté fanatique.

En 2009, quand l'incroyable Coaster/Frisbee est sorti, je les ai suivis sur les dates françaises de Lyon et Toulouse. Je suis retombé amoureux, alors que je me sentais toujours amoureux, et je me suis dit : « Allez, si je dois me faire tatouer, c'est leur logo, c'est sûr ». J'ai alors décidé de faire de ma peau une espèce de mur de chambre d'ado. Les posters de tout ce que j'idolâtre dans cette chambre seront tatoués au fur et à mesure. Ça a donc commencé par NOFX. Depuis, j'ai eu quelques déceptions artistiques mineures, et je prends plus de recul sur les contradictions de Fat Mike. Sa fixette et son encouragement pour les drogues dures sont très critiquables, surtout avec un ex junkie derrière les fûts. Mais c'est très intéressant de le voir se remettre en question au cours des derniers albums. Je crois que ses convictions vacillent. Grâce à leur incroyable autobiographie, la fragilité des egos du groupe n'est pas cachée et ça le rend encore plus cool. Donc même si Single album n'est pas une grosse branlée, je continuerai de choper tout ce qu'ils sortiront, par respect pour tout ce que ce groupe m'a apporté.

J'ai pompé tout mon jeu de basse dans Justin(e) sur celui de Fat Mike, et avec Ultra Vomit, on essaie toujours scéniquement d'être le bon mix entre Gojira et NOFX. Sans parler de leur indépendance et de l'exemple parfait qu'ils font pour choisir le DIY en général. Sans NOFX, mes groupes n'existeraient surement pas tels qu'il sont et ma vie serait radicalement différente.

Fan Attic / Chronique LP > Bou Maji, fan de Mass Hysteria

fan attic : mass hysteria bou Je m'appelle Bou Majin. J'ai 38 ans et j'habite du coté de Colmar. Ma passion pour Mass Hysteria a débuté le jour où j'ai entendu leur deuxième album Contraddiction en février 1999. Ça a fait tilt tout de suite. Le premier concert du groupe auquel j'ai assisté remonte au 27 novembre 1999 au Noumatrouff de Mulhouse. A la fin du show, je me suis dit : "je veux faire pareil !". C'est à partir de là que je suis devenu fan du groupe.

Grâce à Mass Hysteria, la musique est devenue une véritable passion. Je suis d'ailleurs chanteur dans un groupe. J'ai une cinquantaine de pièces de "collection" dont un exemplaire K7 de Contraddiction et la première démo distribuée à l'époque dans les bars. Pendant de nombreuses années, je suis resté un fan "lambda", achetant les disques et assistant à de nombreux concerts. A la fin d'un show en 2012, un show assez rocambolesque et au cours duquel mon fils est monté sur scène et a pris un coup de basse de Vince au moment de la photo finale, je leur ai demandé l'autorisation de créer un groupe sur le réseau social Facebook. Un "groupe sur le groupe" sur lequel les fans partageraient leurs vidéos ou leurs photos et discuteraient de leur intérêt ou leur passion pour MH, avec un seul mot d'ordre : ne parler que de Mass Hysteria. C'est ainsi que le 4 avril 2013 est créée L'Armée des Ombres. Tout a commencé avec une centaine de membres ... dont beaucoup de mes potes ! Je parlais de L'Armée des Ombres à chaque fois que j'allais à un concert. Par le bouche à oreille, nous nous sommes retrouvés 400, puis MH a publié un post à propos de l'Armée sur sa page Facebook officielle. Ça a clairement boosté l'audience et j'ai passé des jours à accepter de nouveaux membres sur la page de L'Armée. Nous nous sommes vite retrouvés plus de 1000 ! J'avais du mal à le croire. De plus en plus de membres s'abonnaient à la page et j'avais clairement besoin d'aide pour la gérer. Nico, Mikl, Celine, Valou, Maude, Laure, Julien sont depuis à mes côtés pour gérer le groupe avec ses 4.600 membres. Sans eux, ça n'aurait pas été possible et je profite de cette tribune pour les remercier. Je remercie également les membres actifs de la page : c'est grâce à eux qu'elle vit !

Mass Hysteria et Mehdi, manager et boss du label Verycord, nous soutiennent beaucoup. Ils passent de temps en temps "incognito" sur le groupe, et répondent présents à nos sollicitations. Il est même arrivé qu'avec leur collaboration, des rencontres avant concert (au cours desquelles des chanceux triés sur le volet pouvaient assister aux balances) puissent être organisées.
Grâce à L'Armée des Ombres, j'ai pu rencontrer énormément de personnes lors des concerts qui aimaient Mass autant que moi. Dans toute la France, des membres se rencontrent avant les concerts au cours d'apéros organisés et partagent leur passion commune. J'en garde de magnifiques souvenirs, et en particulier la date du Zénith de Paris. La page permet également de se refiler des bons plans comme pour la recherche de disques et de fringues. Et aux dires du groupe, l'Armée des Ombres lui a permis de prendre conscience, hors concerts, de l'intérêt d'un nombreux public .. on peut même dire un public nombreux !

Difficile pour moi de choisir un seul souvenir parmi tous ceux que j'ai pu partager "intimement" avec Mass Hysteria, alors en voici trois ! Des souvenirs de concerts déjà, quand Mouss a fait sauter mon fils Joan dans le public pour faire son premier slam à cinq ans et demi, et quand, pour la première fois, je me suis retrouvé sur scène pour chanter "Furia" avec eux. Souvenir discographique également, quand j'ai vu mon nom ainsi que la mention de l'Armée des Ombres dans les remerciements de l'album Maniac. J'en ai plein d'autres ... ça prendrait des heures.

Si j'avais un souhait à faire à propos du groupe, ce serait de pouvoir faire sa première partie avec mon groupe Core Poration. Un jour peut-être...
Je terminerai cette tribune avec un extrait d'un texte de MH : "Soudez-vous un bloc amical, dense, solide et sans égal". Et n'oubliez pas "C'est plus que du métal".

[fr] Armée des ombres: Facebook (106 hits)  External  ]

Fan Attic / Chronique LP > Fan Attic : Kiss

Kiss fan Je m'appelle Alain Fahrni et on me surnomme Kissman. j'ai 54 ans et j'habite en Suisse. Je suis fan et collectionneur du groupe américain KISS.

J'ai découvert ce groupe en 1977 sur une chaîne de télévision française qui avait diffusé la bande annonce de l'album Alive II et je suis directement aller acheter mon premier album 'Love gun'. Depuis ce jour, je vis avec KISS.
Le membre du groupe que je préfère est Gene Simmons. Mon plus grand rêve est qu'il puisse venir un jour chez moi. Je suis conscient que c'est utopique, mais il faut toujours avoir des rêves dans la vie, n'est-ce pas ?
Mon album préféré est Destroyer, ma chanson préférée est quant à elle ''I love it loud'', et j'adore l'ambiance que ça donne en concert. Le 18 juillet 2018 lors d'un concert de Gene Simmons à Luxembourg le bassiste m'a invité sur scène à essayer de la chanter avec lui.
J'ai une collection de plus de 13.000 objets tous styles confondus, allant disques aux livres en passant par les jouets, etc... J'ai la chance de pouvoir exposer ma collection dans deux grandes pièces de mon appartement : tout y est bien présenté et visible dans des vitrines.
L'objet le plus cher à mon cœur est la basse Kramer de 1980 de Gene. A l'époque, je l'avais vue dans le magazine allemand Bravo où on pouvait la commander, sachant qu'il existait 1.000 exemplaires portant la signature de Gene ! Comme elle était passablement onéreuse, sa fabrication a été stoppée à 175 copies. J'ai réussi à l'obtenir en 2002 par un ami américain.
J'ai vu 30 concerts dans le monde et participé à une croisière en 2014 (KISS Cruise IV ou comment passer une semaine de folie sans dormir !).
J'ai plusieurs tatouages dont deux de KISS et j'ai rencontré plusieurs fois les membres du groupe. J'ai notamment eu la chance d'avoir la visite du batteur Eric Singer chez moi, ainsi que celle de Bruce Kulick, guitariste de 1984 à 1996, et ce à cinq reprises !
J'ai énormément d'anecdotes concernant KISS, mais ma préférée est assurément celle où quand, en 2013, Gene Simmons m'a contacté pour m'acheter des livres qu'il n'avait pas en sa possession. Du coup, il m'a invité au concert de Zürich avec Meet and Greet au cours duquel je les lui ai offerts. En retour, il m'a été offert une cymbale signée par le groupe.
KISS est le seul groupe qui, jusqu'à maintenant, ne m'a jamais déçu musicalement. C'est un groupe innovant et intelligent, qui a réussi à toucher tout le monde avec des styles de musique différents et qui suit les modes : pour preuve, KISS est toujours là, parmi les cinq plus grands groupes actuels en ayant vendu plus de 150 millions d'albums dans le monde.
Autrement, j'organise des événements et des concerts dans ma ville. J'ai créé un site sur ma vie (kissman.ch). J'aime le Hard Rock et le Heavy Metal, et je vais voir le plus possible de concerts, j'en ai bientôt 2000 au compteur). Je collectionne également les guitar picks (médiators de musiciens) et je suis aussi un chasseur de célébrités (je collectione selfies et dédicaces). Grâce à toutes ces passions, j'ai des connaissances dans le monde entier, et certaines d'entre elles sont même devenues des amis.

Alain Fahrni, fan de KISS.

[ch] kissman.ch: sa vie, son oeuvre (131 hits)  External  ]