rock Rock > Facades

Biographie > Façades

A l'origine, il y a un homme, Mathieu Maestracci, musicien au sein de The Spherical Minds, qui cherche à monter un projet solo au sein duquel il pourrait assouvir son besoin de composer, arranger, ciseler des mélodies, façonner une architecture musicale conformes à ses désirs. Celui-ci rencontre en 2004 Amélie Festa (la voix sur l'album Planetary confinement d'Antimatter, c'était elle) et de l'alchimie artistique qui se créée entre eux naissent des morceaux que le duo décide d'interpréter sous le nom de Facades, en référence à une partition signée du compositeur Philip Glass. La paire écrit, réarrange et poli dans son coin ses morceaux lesquels bénéficieront de la reconnaissance du public suite à deux évènements qui vont changer la vie du groupe. Le premier, c'est la rencontre avec le réalisateur Stéphane Meunier, notamment connu pour avoir réalisé "Les yeux dans les bleus", documentaire retraçant le parcours de l'équipe de France de football en 1998 et la série TV Foudre. Celui-ci a un coup de coeur pour la musique de Facades et permet au projet de prendre une nouvelle ampleur en servant d'habillage sonore à différents films documentaires et séries. Le deuxième, c'est lorsque le groupe met ses premiers morceaux sur MySpace, bénéficiant de fait d'un buzz internet qui lui vaut d'être télécharger plusieurs milliers de fois chaque jour pendant tout l'été 2008. Début 2009, le duo sort son premier disque éponyme...

Facades / Chronique LP > Facades

Facades - Facades Des comptines folk-pop qui évoquent des panoramas nordiques bercés par une voix angélique évoquant un Damien Rice ou un Tom McRae au féminin, un peu d'electronica indie qui pourrait visiter les univers oniriques de Björk et Emilie Simon, le tout mâtiné d'un soupçon de musique contemporaine (Philip Glass et Steve Reich faisant partie des influences avoués du duo...), Facades dessine, tout au long de son premier album, les contours d'un univers musical à la personnalité affirmée. De mélodies presque enfantine qui gagnent en maturité au fur et à mesure que le groupe déroule son fil d'Ariane musical, en arrangements feutrés qui se font l'écho de cette poésie presque lunaire que le duo dévoile dans ses morceaux, sur "Closer" ou "Beatitudes in the town" par exemple..., Facades arpente ici des sentiers, certes parfois balisés, mais le fait avec une légèreté confondante.
Lumineuse, la musique du duo se plaît à évoquer parfois les envolées mélodieuses d'Anneke Van Giesbergen, quand celle-ci était encore au sein de The Gathering ("You are running out of time"), la finesse des orchestrations se chargeant de nous envelopper d'un délicat manteau harmonique. Comme pour nous plonger dans un cocon sensoriel (magnifique "Soft sequence"), Amélie et Mathieu dévoilent ici des compositions veloutées aux cliquetis électroniques mettant en relief l'acoustique d'un disque particulièrement soigné en terme de production. Limpide et raffinée, celle-ci offre au groupe un écrin élégant au sein duquel peuvent ainsi évoluer des mélodies scintillantes propices à l'évasion émotionnelle. Des morceaux que Mathieu a taillé sur mesure pour la voix d'Amélie ("Do you see I am transparent", sublime "Inside"), avant de sublimer son écriture sur une ode à deux voix ("Ocean's wildest roar" avec Mathias Durand en guest). Levant le voile sur les charmes de la douceur hivernale de leur premier album, le duo fait naître chez l'auditeur un sentiment de plénitude absolue et cotonneuse. Précieux...