The Eternal Youth Tu peux présenter un peu le groupe et ses membres, depuis quand il existe, qui fait quoi ?
The Eternal Youth est né en juillet 2014 sur les cendres des Repeaters, un groupe garage que nous avions auparavant avec Tonio et Greg. Lorsque le guitariste chanteur a décidé de raccrocher sa guitare, nous nous sommes lancés dans ce projet dans lequel nous voulions ouvrir nos chakras sans freins, sans limites, en faisant un mix de toutes les musiques qui nous avaient influencés. J'ai décidé de prendre la gratte et le chant lead, c'est donc Alan (64 Dollar Question, Red Forest) qui a pris la basse à ma place. Nous avons enregistré trois titres en fin 2015, mis en ligne en février 2016 sur notre bandcamp et après quelques dates et de bonnes compos, Greg a dû, la mort dans l'âme, choisir entre vie pro et le punk rock. C'est le pro qui a gagné, alors Doc est arrivé pour prendre la deuxième gratte et avaler le set en deux semaines. Premier concert pour lui en support des 30 ans des Burning Heads au 106 à Rouen et c'était parti. Tournées, compos et enregistrement du premier album Me and you against the world en 2018. Dates, compos et enregistrement du second toujours au Swan Sound Studio avec Guillaume Doussaud en fin 2019, mix et mastering en janvier 2020. L'album est sorti le 26 juin dernier chez Kicking Records/TFT Label/Opposite Prod/Omnivox/PIAS. Donc pour résumer, Tonio Young est à la batterie, Alan Young à la basse, Doc Young à la guitare/chœurs et Fra Young au chant/guitare.

Après Ravi et The Repeaters, c'est le troisème groupe que tu fais avec Tonio depuis quasi 20 ans. Il n'y a pas d'autres bons batteurs à Caen ?
Hahaha. si si, il y a de très bons batteurs sur Caen et la région mais voilà c'est mon Tonio. J'ai commencé à jouer avec lui dans Ravi en 2001, nous formions le basse/batterie, puis également dans les Repeaters et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on s'est réellement trouvé. Nous sommes tous les deux très réactifs à ce que peut faire l'autre, en un clin d'œil nous sommes capables de te créer une section rythmique qui tient la route. Lorsque j'ai voulu prendre la gratte au début de The Eternal Youth ça a été un peu la panique chez Tonio parce qu'il a eu peur de perdre cette connivence. Mais en fait, ça n'a pas changé grand-chose, en ce sens où c'est le plus souvent moi qui amène les compos, les riffs et les arrangements. Il était donc toujours en terrain connu. Et le Alan s'est vite mis au diapason, devenant même un élément important de l'identité et du son du groupe. la famille quoi.

On s'est connus personnellement avec Ravi justement, groupe que j'aime un peu, qui n'a pas connu de réelle fin annoncée. Je sais que vous avez quelques nouveaux morceaux inédits, vous en êtes où ?
Nulle part en fait. Il n'y a pas eu de point final d'apposé sur l'histoire du groupe mais nous n'avons rien fait depuis 3 ans, même pas une répète. Nous sommes comme en sommeil prolongé. Boubou le second guitariste n'a pas dû retoucher sa gratte depuis, trop pris par son taf, ça sent bien le tétanos tellement les cordes doivent être rouillées. Et le chanteur, Bruno, découvre la paternité et habite sur Berlin. C'est donc compliqué pour lui de venir souvent sur Caen. Mais nous sommes bien sûr toujours en contact et rêvons de refaire des choses ensemble. Soit avec Ravi, soit en faisant des featuring dans nos projets respectifs. Il planche en ce moment sur un nouvel album avec Slow Jams en tant que chanteur lead.

Dernière question à ce sujet et je referme la parenthèse mais si Ravi était (plus) actif, aurais-tu eu besoin de monter d'autres projets, notamment The Eternal Youth dernièrement ?
En fait, j'ai toujours eu deux projets musicaux. Lorsque Creep AC était au taquet, j'avais Ravi pour faire des trucs plus fun et plus punk. Quand Ravi a pris plus d'épaisseur, Repeaters me permettait d'évoluer dans une toute autre ambiance de concert, à base de danse et de look 60's. Et lors du split de ce dernier, nous ne nous sommes pas posés la question 5mn, nous étions certains que nous n'avions pas fini de dire ce que nous avions à dire. The Eternal Youth est né simplement en s'imposant dans nos vies comme une évidence. Et j'en suis très fier, pourtant j'ai horreur de ce mot mais c'est ce qui définit le mieux ce que je ressens.

Allez, désolé mais je suis aussi obligé de mentionner le fait que tu es désormais le nouveau chanteur de Burning Heads (groupe punk rock culte d'Orléans dont on attend la bio avec impatience). Tu as été diagnostiqué hyperactif quand tu étais gamin ? Les autres membres de TEY ont aussi des projets parallèles ?
Oui, je me doutais bien qu'on allait aborder le sujet Burning Heads mais tu fais preuve d'originalité dans la manière dont tu l'amènes. Alors pour le côté hyperactif, je ne pense pas qu'à l'époque on diagnostiquait comme cela les enfants qui avaient la bougeotte, quitte à avoir des troubles de la concentration. Je n'ai donc pas eu cette étiquette accrochée à mes basques. Mais si l'idée de départ de ta question c'est de savoir si je ne suis pas un peu faillé d'avoir accepté de remplacer Pit dans les BH au chant, je pourrais te répondre par l'affirmative. En effet, les journées ne faisant que 24 heures, je ne sais pas comment je fais mais je suis poussé par une envie de profiter de chaque instant, un peu comme "bosser plus pour kiffer plus". Et puis entre nous il y a pire comme passe-temps non ? Il va juste falloir être organisé pour que les plannings des deux groupes ne s'entrechoquent pas. En ce qui concerne les autres membres de The Eternal Youth, seul Doc à un side project pour l'instant. C'est un groupe de stoner qui se nomme Missingmile.

C'est donc votre deuxième LP qui sort et si le premier partait dans diverses directions, avec un morceau plus punk rock "Botox party", un qui sonnait un peu comme du Ravi "Mystic times", un autre à la Meat Wave "Watch you back" (c'est en tout cas mon ressenti), celui-ci semble plus uniforme, plus cohérent. Que s'est-il passé en moins de deux ans ?
Oui le premier était plus punk 77 british avec les Buzzcocks en ligne de mire. Puis nous avons petit à petit eu envie de nous diriger vers la cold et le post punk à la The Chameleons. En fait trois des morceaux de ce second album existaient déjà lorsque le premier est sorti. Mais parfois il faut faire des choix et à ce moment-là, nous pensions qu'ils n'étaient pas encore assez matures. Nous les avons donc beaucoup joués et concerts après concerts, ils formèrent l'ossature de ce qu'allait devenir Nothing is ever over.

The Eternal Youth - Nothing is ever over Deux choses symbolisent pour moi l'unité de Nothing is ever over : un tempo plus posé que sur Me and you against the world et ces sonorités 80's, présentes tout le long des morceaux, notamment au niveau des guitares. C'était le souhait dès le départ d'aller dans cette direction ?
Oui c'est tout à fait ça. Comme je te le disais, nous avons continué dans cette direction 80's en n'oubliant pas de préserver l'énergie. En fait, pour tout dire, au début du groupe nous voulions que la basse soit l'instrument principal, celui qui ferait le lien. Mais sans doute que dans le premier c'est moins flagrant que dans le second. L'influence de Joy Division y est donc plus palpable. Aussi, il y a effectivement plus de cohésion entre les morceaux sur notre dernier effort. Il est également plus produit. Sur Me and you against the world nous voulions une prod proche de ce que nous étions capables de faire sur scène, pas trop de doublage de guitares et peu de chœurs. Ce qui nous a posé quelques difficultés pour le mix. Alors que pour Nothing is ever over nous avons pris soin d'occuper tout l'espace stéréo, d'équilibrer le panoramique, avec la rythmique, dès l'enregistrement. Faisant ainsi ressortir le chant et les harmoniques des guitares arpèges, si chères à nos compositions et à notre style. Idée qui a été renforcée de main de maître par le travail et les choix artistiques de Guillaume du Swan Sound Studio.

On a beaucoup juré sur les 90's et les 70's, les années 80 n'ayant pas toujours bonne presse pour ce qui est du rock indé, même si ça dépend selon ta génération, c'est justifié à ton avis ? Quels sont tes disques préférés de 1985 ?
Je pense qu'il y a eu du très bon dans les 80's, autant que dans la période punk 76/79 et dans les 90's. En Angleterre il y a eu des groupes qui ont traversé ces trois décennies comme Wire, Buzzcocks ou The Damned, qui n'ont jamais lâché et qui ont su se renouveler. Il y a eu Joy Division qui a influencé pléthore de groupes des 90's mais si je dois en choisir trois de ces années maudites par les pseudo experts, je dirais The Chameleons, XTC et The Sound, dont nous faisons une cover sur Nothing is ever over. Trois groupes immensément talentueux.
Pour mes albums préférés de 1985, je choisirais : What does anything mean? Basically de The Chameleons, Night time des Killing Joke, Meat is murder de The Smiths, Phantasmagoria de The Damned et Rites of spring de Rites of Spring... tiens donc, c'est un groupe british ?

Puisqu'on est dans le passé, toi qui gravites dans la scène depuis les 90's, avec ton groupe Creep AC à l'époque, penses-tu que c'était mieux avant ? C'est un peu le constat qui se dégage du DVD Les Disparus de la photo si tu l'as vu, c'est très intéressant, à base d'interviews donnant la parole à tout un panel d'activistes de la scène punk rock hardcore du côté de Montbéliard, Besançon, Belfort.
Oui bien sûr que j'ai vu et j'ai un paquet de potes qui interviennent dans cet excellent documentaire. C'est vrai que dans les 90's il se passait quelque chose de particulier dans cette région de Montbéliard, qui a pas mal influencé l'Est de l'hexagone, de Nancy à Strasbourg en passant par Epinal et Besançon. C'est d'ailleurs dans cette région qu'avec Creep AC nous avons fait nos premières tournées loin de chez nous. J'en garde un souvenir ému et j'ai gardé pas mal de contacts avec des gens de cette époque, des gens vrais, simples et fidèles à ce qu'ils étaient. Dans ce docu il y a deux grandes questions qui se posent : Le Rock est-il mort ? et Est-ce que c'était mieux avant ? A la première je dirais que tant qu'il y a des gens qui font du rock, il vivra. Mais encore faut-il qu'ils en aient compris les contours, qu'ils partagent les valeurs et surtout qu'ils portent en eux une rébellion. Car comme le dit mon ami Nasty Samy, "le rock c'est la réaction et la colère, si tu n'as pas ça, ben fais autre chose". Ensuite, est ce que c'était mieux avant ? Avant il y avait presque tout à faire, tout à créer, nous étions libres. Nous avons créé nos propres réseaux grâce auxquels nous pouvions monter une tournée entière. Bon ben clairement ça c'était avant. Il y a de moins en moins de lieux pour jouer, pire, depuis que l'État et les pouvoirs publics ont décidé de régir le milieu nous allons vers une uniformisation à l'image du monde dans lequel nous vivons. Le rock est devenu "les musiques actuelles". Prendre un groupe de jeunes rockers et leur dire "vous devriez jouer comme ça et à ce moment-là sur scène vous devriez faire ci." Qu'est-ce que tu fais en fait ? Tu fais sonner tous les groupes de la même manière, sans aucune personnalité. C'est de la m.. Mais tout de même et ça je le dois à mon côté optimiste, il y a toujours des jeunes ados dans nos concerts, ceux-là même que tu peux croiser dans les manifs. Voilà quelques signes positifs non ? Jeunesse et rébellion ça te rappelle quelque chose ?

On passe du passé au présent avec cette sortie d'album quelque peu chahutée par l'actualité mondiale, vous contraignant à bricoler un clip en mode DIY. Il était prévu comme ça à la base ?
Chahutée ? Je ne vois pas ce que tu veux dire. Oui en effet en une semaine nous avons eu la tournée de 17 dates de concerts d'annulée, la sortie d'album reculée et le tournage du clip de "Voices from the underground" annulé également. Alors avec Mr Cu ! de Kicking Records et KK notre attachée de presse nous avons décidé de teaser cette sortie avec nos propres moyens. C'est là qu'est née l'idée de faire le clip de "Sing along" en version confinement, dans nos appartements, maisons et jardins. Nous n'avions même pas nos instruments, tout était resté dans le local de répète. Alors nous avons dû faire avec ce qu'on avait sous la main. Pour certains, un bout de carton, pour d'autres un balai... Pour moi c'était un peu particulier, j'ai vidé la maison de mes parents il y a 2 ans et dans ce chantier colossal, j'ai retrouvé des guitares en bois que j'avais fabriquées lorsque j'avais 10 ans. Ce sont elles que nous avons utilisées avec mes enfants pour le clip. Un magnifique clin d'œil à ma jeunesse et en plein dans le sujet de la chanson puisqu'elle parle de 1979, l'année où j'ai découvert le Punk.
Pendant cette période certain.es ont fait de la cuisine, du bricolage, du sport, du Netflix ou encore de la procrastination sans complexe. Comment as-tu vécu toi ce confinement ?
La première semaine fut compliquée, le temps de digérer l'annulation et le report de tous nos projets. Puis ensuite j'ai vite considéré que nous, ma chérie, mes enfants et moi, étions des privilégiés avec notre grand terrain et ce grand soleil qu'il faisait. Quoi de mieux en fait que d'être en famille ? Nous avons beaucoup travaillé dans notre potager, dans notre jardin qui n'a jamais été aussi beau. Un peu de compo sur gratte sèche et pas mal de taf sur ordi car je suis une formation multimodale depuis le début de l'année, qui s'est en fait essentiellement résumée à du travail à la maison pendant le confinement et le début du déconfinement.

Après le passé, le présent, c'est comment les concerts 3.0 dans le foutour ? Les groupes survivent davantage grâce aux lives qu'aux ventes de disques et j'ai vu que certains faisaient payer quelques € l'accès à des concert streamés. C'est ça l'avenir ?
Je n'espère pas non. Rien de mieux que des sourires, des gueulantes, de la sueur et de la bière en retour de notre son. Ce live 3.0 que nous avons fait au Big Band Café, dans une salle vide, nous a semblé être un exercice tellement difficile. Nous l'avons accepté sur proposition de la salle pour marquer le coup de l'annulation de notre release party du 6 mai. Puis cela nous donnait un outil supplémentaire pour faire la promo de la sortie de l'album sur les réseaux sociaux. Cette release party a été reportée au 2 octobre prochain. Nous serons en compagnie de Monde de Merde et de Guerilla Poubelle. Deux groupes de potes que nous avons conviés à la fête.

The Eternal Youth Vous rejoignez pour ce disque le roster de Kicking Records, label indé français qui a sorti un paquet de prods fin 2000 - début 2010 mais qui est moins prolixe dernièrement et plus axé sur des rééditions (Les Sheriff, OTH). Comment avez-vous tapé dans l'oreille du big boss ?
En fait Mr Cu ! aurait bien voulu participer à la sortie du premier album, mais ça ne tombait pas bien pour lui, 2018 étant un peu une année sans. Alors comme je suis jusqu'au-boutiste, dès que j'ai eu le mix définitif du dernier album je lui ai envoyé. A peine deux heures après, le temps de l'écouter et de le ré-écouter, je reçois un message "I'm in" autrement dit, je veux faire partie de l'histoire. Il a donc rejoint les labels déjà en place pour le premier. Et lorsqu'on connaît un peu le personnage, on sait que s'il met les pieds dans un truc ce n'est pas pour faire figuration. Ce fût donc une très bonne nouvelle pour nous. Dans les groupes du label, il y a bien sûr Not Scientists que nous adorons, Cooper et Les Sheriff, avec qui je l'espère nous aurons l'occasion de partager quelques dates.

Nothing is ever over cela signifie quoi, parle de quoi ? Rien n'est jamais vraiment fini, vous nous annoncez une deuxième vague de contamination et un reconfinement ?
Nothing is ever over c'est à la fois un constat et un avertissement. La feuille morte qui tombe sur le goudron de nos trottoirs en est la parfaite illustration. Cette feuille tombe pour faire place à une autre, qui poussera à la belle saison. Ce n'est donc pas une fin mais bien l'annonce d'un renouveau, le début d'un nouveau cycle. Par extension, elle ne sera pas seule à tomber et au fur et à mesure elles recouvriront le sol, faisant ainsi disparaître le macadam. La nature reprendra petit à petit la main sur les immondes créations humaines. Je me suis servi de cette allégorie pour la comparer aux luttes sociales de ces dernières années. Que tout cela n'était qu'un début et que la réponse donnée par l'État n'a fait qu'augmenter la frustration et l'amertume des gens. Quand ça pétera pour de bon, les grands pontes seront les premiers surpris. ils n'écoutent rien et en plus sont amnésiques.

Avez-vous l'intention, l'impression d'être un groupe engagé ? L'album se termine par "work, consume, shut up"... Est-ce que cela coule de source d'associer musique rock et politique ou bien est-ce antinomique ? Je dis ça car j'ai par exemple vu passer beaucoup de commentaires réprobateurs, de gens qui s'offusquaient, suite à la prise de position de certains labels comme Epitaph Records, , groupes, nos confrères de Metalorgie... en faveur du mouvement Black Lives Matter, en France comme aux USA.
Associer punk rock et politique n'est pas systématique mais pas non plus antinomique, une bonne réponse de Normand me diras-tu. Si je reprends mon parcours, je me suis engagé assez jeune en faveur de l'écologie tendance dure, puis par la suite pour l'Altermondialisme. Lorsque j'étais dans Creep AC mes textes ne parlaient pratiquement que de l'aptitude exceptionnelle qu'a l'Homme à détruire son environnement au nom de l'enrichissement ("Unnatural vice", "Broken nation", "Risque zéro", "Résister c'est vivre".). Ensuite avec Ravi le propos n'était pas politique du tout, avec The Repeaters non plus, c'était plus le fun pour le fun et le fun. Avec The Eternal Youth je reviens avec un discours plus engagé : "Life is a battlefield", "Voices from the underground", "New pandora's box" ou "The worst road to take"... et bizarrement, en 20 ans les revendications sont les mêmes. Par contre les problèmes ont empiré. Pour conclure, en tant que citoyen du monde je me dois d'avoir un avis sur notre passé, notre présent et notre avenir et je suis libre de l'exprimer. Le fait est que je compose et que j'écris des chansons. C'est donc pour moi un moyen d'expression que j'utilise. Par contre, en tant que spectateur, j'ai toujours eu du mal à apprécier les concerts des groupes qui prennent le rôle de donneurs de leçons, avec des discours entre chaque morceau, "faites ceci, faites pas ça.». J'essaie donc de me limiter aux messages délivrés par mes textes.

A priori pour cet été c'est mort mais vous êtes prêts à enfourcher le tigre à la rentrée ? Vous vous sentez mieux au BBC ou à La Souleuvre ?
Pour cet été ça va effectivement être compliqué, les festivals étant tous annulés. Nous devions faire Beauregard, une semaine après la sortie de l'album mais nous sommes directement reprogrammés l'année prochaine donc tout n'est pas perdu. Par contre nous avions 17 dates de calées et elles seront difficiles à reporter. Pour nous aider à organiser tout ça, nous avons l'aide de Tom de Sherep Booking, qui planche sur notre automne où plutôt que d'enfourcher le tigre, nous allons monter dans notre van et sillonner le plus de contrées possibles, pour enfin faire vivre sur scène cet album qui nous est cher. Nous avons tellement hâte. Sinon, nous nous sentons aussi bien au Swan Sound Studio, ex-Studio de la Souleuvre, qu'au BBC. Nous y avons nos habitudes, les gens qui y bossent sont des amis. Ça fait plus de 20 ans qu'ils soutiennent nos projets respectifs parce que nous sommes des acharnés du boulot et qu'a priori nous n'avons pas trop mauvais goût.

Un truc à rajouter ?
Oui. Nous voudrions ici remercier tous les gens qui nous soutiennent depuis 2014, qui viennent nous voir sur scène et qui achètent nos disques, ceux qui s'échinent à organiser, avec leurs petits moyens parfois, nos concerts, ceux qui partagent nos publications systématiquement sur les réseaux sociaux et ceux qui nous encouragent par leurs commentaires.
Également remercier TFT Label et Opposite Prod pour leur confiance de toujours. Mr Cu ! de Kicking Records pour l'énergie dépensée sur la sortie de Nothing is ever over, sa vista et sa patate. Remercier Catherine de KK Press Officer, notre attachée de presse, pour l'immense travail réalisé sur la promo de notre album, Patrick Kollender pour nous avoir permis d'utiliser ses magnifiques photos pour réaliser la pochette et le livret. Theïa PT the best teacher ever ! Les groupes avec lesquels nous avons partagé la scène, les loges et les afters mémorables.
Et enfin un grand merci à toi Guillaume pour ton soutien qui ne date pas d'hier, tu sais de quoi je parle.
La bise du coude les amies et amis et, pour paraphraser un certain Tomoï, vivement le jour où nous pourrons reprendre les gestes d'amour !