eon_mhz.jpg Pourquoi M.E.T.E.O.R et pas Meteor ? Tout simplement parce qu'il s'agit d'une abréviation, celle de Members of the Evil Trance and its Exclusive ORganization, le véritable nom du premier album d'Eon Megahertz. Evidemment, je vois d'ici les sourires amusés des curieux qui liront ces lignes. et qui se diront : "OK ces gars là ont trop regardé Mike Myers faire son show dans Austin Powers". Et bien c'est sans doute un peu vrai (sic). Parce qu'avec son rock racé et dopé aux samples éléctro, le groupe en fait des tonnes pour se mettre dans la poche l'amateur du genre... et déchire tout au passage.
Un groove monstrueux ("The spektor machine"), des compos gorgées d'électricité jusqu'à plus soif ("The atom age", "Mantra"), M.E.T.E.O.R, c'est un album qui balade sa coolitude et sa bouteille de whisky tout au long des onze pièces rock qui le compose. Onze titres dans la plus pure tradition du genre, quelque part entre un Foo Fighters sous acide et un QOTSA des grands soirs (de beuverie s'entend). Evidemment branchés sur 100 000 volts (on ne pouvait pas la louper celle-là), les titres de l'album se suivent et se ressemblent. pour notre plus grand plaisir. Parce qu'il faut comprendre qu'ici, on n'a pas affaire à une suite de singles aussi efficaces soient-ils mais à un disque à prendre et donc écouter dans sa globalité.
M.E.T.E.O.R c'est comme un pichet de bière belge d'un litre et demi, ce n'est qu'arrivé à la moitié que l'on commence à en ressentir les effets. Alors imaginez un peu à la fin. Et si les Eon Megahertz ne brillent pas ici forcément pas leur originalité démesurée, ils ont de l'énergie à revendre et ça se sent bien tout au long de leur album. Assénant ses riffs avec la facilité qu'ont beaucoup de piliers de bar à écluser leur chope, le groupe se lâche complètement et jette en patûre à ses auditeurs des mélodies imparables vouées à clouer sur place la concurrence. Auditeurs avides de hits ultimes que nous sommes, M.E.T.E.O.R est là pour tenter de nous prendre dans ses filets. Et si il n'y arrive pas toujours complètement, nul doute que les sceptiques n'y échapperont pas la prochaine fois.