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The Enterprise / Chronique EP > Nebula maximus

The Enterprise - Nebula maximus Les The Enteprise reviennent avec un EP après un album qui avait fait son effet avec sa musique bâtarde entre rock'n'roll, sludge, noise et crust. Un peu comme si Akimbo avait fait un split avec Zeke pour un résultat qui te musclait les cervicales de manière assez immédiate.

Le groupe a beau avoir opté pour une pochette claire, la musique du groupe ne s'est pas pour autant édulcorée. Nebula maximus, le nouvel Ep, ne fait pas dans la dentelle et démarre pied au plancher avec un morceau up-tempo qui marque d'emblée les esprits, le titre "Gigantosaurus hex" annonce d'ailleurs la couleur comme il se doit : ce sera la boucherie... ou la boucherie. Le riff est classique mais efficace, la voix en retrait est parfaitement adéquate, le son est parfaitement crade pour ce type de déflagration sonore. Le deuxième titre, "WRMSS" montre une facette sensiblement différente même si là aussi, le morceau démarre tambour battant pour ensuite flirter avec le mid-tempo : on voit pointer des relents heavy à la Baroness sans que cela ne soit désagréable, au contraire, ça éclaircit un peu la dynamique qui sent constamment le baril de dynamite.

Le dernier morceau, "Nebula maximus", dure 6 minutes et commence comme chez leurs copains de Monarch! : de petites secousses drone, puis le propos s'épaissit et devient mécanique, un riff tourne en boucle, la lourdeur de la musique et les cris font le reste. Une fin somme toute classique pour le genre mais ça fonctionne toujours. De bien chouettes retrouvailles entre The Enteprise et mes petites oreilles.

The Enterprise / Chronique LP > The enteprise

The Enterprise - The enterprise Faut croire que le désormais sanctifié Alain Bashung avait des dons extralucides en prédisant que sa petite The Enterprise ne connaitrait pas la crise : il avait sans aucun doute eu la vision d'un groupe made in Bayonne capable de déboiter une armée d'épaules blasées, comme ça, l'air de rien. Bien vu Alain.
Dès les premiers instants, le groupe affiche ses intentions avec un titre intitulé "Breaking III laws" : ça pue le Zeke qui s'adonne à une séance d'échanges de fluide avec les Victims : ça file tout droit, punk'n'roll as fuck, avec un traitement crusty totalement dévastateur. Le riff de "Master system", le second titre, n'est pas forcément méga-original mais on replonge avec un plaisir total dans le bain à remous : efficace, dans le sens noble du terme, et le meilleur reste à venir. Notamment avec la 3e confrontation sonore "Pluton and Prosperine" ou Emilie de Monarch! (ils sont issus du même coin) se frotte à un registre très aigu, complètement inhabituel pour elle, sur une torpille hard-rock'n'roll digne des derniers Motörhead : waouh, waouh, waouh !, il y a franchement de quoi jubiler sur la qualité de cette plage... D'ailleurs, en parlant de Monarch!, même si le morceau "Mega city one" repart sur les mêmes bases que les pistes précédentes, c'est à dire faster faster pussycat !, le groupe ralentit soudainement le rythme et part dans une direction drone-sludge digne de Mer morte : surprenant et carrément dépaysant pour le coup. Mais c'est qu'une intermède hein, il serait malheureux de taxer ce morceau de crise identitaire, le groupe se fait plaisir et c'est communicatif, si tu aimes la pesanteur... "Fondation" renoue le avec le melting-rock braillard tandis que sur "Behind the plan", The Enterprise se rapproche d'un Torche qui aurait gardé toutes ses aspérités. Il reste encore 4 titres et non des moindres, entre autres le jouissif et "desert-crust-rock" "Mulholland Drive", et deux choix s'offrent à toi : aller sur bandcamp et écouter le disque et/ou aller sur bandcamp et écouter le disque. Comment ça c'est la même chose ? Le W-fenec lève les deux pouces vers le haut.

Note de Cactus : le vinyle est vraiment classe de chez classe.

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