The Enterprise - Nebula maximus Les The Enteprise reviennent avec un EP après un album qui avait fait son effet avec sa musique bâtarde entre rock'n'roll, sludge, noise et crust. Un peu comme si Akimbo avait fait un split avec Zeke pour un résultat qui te musclait les cervicales de manière assez immédiate.

Le groupe a beau avoir opté pour une pochette claire, la musique du groupe ne s'est pas pour autant édulcorée. Nebula maximus, le nouvel Ep, ne fait pas dans la dentelle et démarre pied au plancher avec un morceau up-tempo qui marque d'emblée les esprits, le titre "Gigantosaurus hex" annonce d'ailleurs la couleur comme il se doit : ce sera la boucherie... ou la boucherie. Le riff est classique mais efficace, la voix en retrait est parfaitement adéquate, le son est parfaitement crade pour ce type de déflagration sonore. Le deuxième titre, "WRMSS" montre une facette sensiblement différente même si là aussi, le morceau démarre tambour battant pour ensuite flirter avec le mid-tempo : on voit pointer des relents heavy à la Baroness sans que cela ne soit désagréable, au contraire, ça éclaircit un peu la dynamique qui sent constamment le baril de dynamite.

Le dernier morceau, "Nebula maximus", dure 6 minutes et commence comme chez leurs copains de Monarch! : de petites secousses drone, puis le propos s'épaissit et devient mécanique, un riff tourne en boucle, la lourdeur de la musique et les cris font le reste. Une fin somme toute classique pour le genre mais ça fonctionne toujours. De bien chouettes retrouvailles entre The Enteprise et mes petites oreilles.