ENOB 2018 - 3 Pouvez-vous nous établir un rapide CV d'ENOB ?
Yakoo (basse et voix) : Bac pro peinture sur arc "mention bien" en 2002, suivi d'un BEP electro-fournitures en tout genre en 2018.
Coco (batterie et voix) : On a aussi le contrôle sur toutes nos capacités parallèles à faire des trucs en même temps qu'on te parle, des actions de type intellectuelles comme faire des crêpes !
Arthur (guitare et voix) : J'ai pas mon permis.

Malgré son âge, ENOB est encore un groupe assez discret sur la scène underground française. Quelles en sont les raisons ?
Yakoo : Au tout début, on peut dire qu'on ne savait pas trop où aller et on ne faisait pas des masses de concerts, ça ne nous venait même pas à l'esprit de partir en tournée. Puis quand on a voulu se donner une chance de tourner, on a peut être pas eu l'impact, la chance ou une opportunité quelconque de se faire un peu plus connaître dans le "milieu", mais bon, comme un milliard d'autres groupes. Mais j'ai un plan pour passer dans le JT de Jean-Pierre Pernault.

Certains vous ont connu à travers La Ferme de La Justice, un label qui organise des soirées concerts. Vous pouvez nous dire quelques mots sur cette structure et ce qu'elle vous a apporté concrètement ?
Yakoo : Je vais citer Hazam Modoff : "Un endroit tenant à la fois de la coopérative kolkhozienne sise dans un cadre historique idyllique et du studio d'enregistrement D.I.Y."
Coco : Tu vois, là par exemple, si Yakoo en avait envie, il pourrait faire une crêpe !
Arthur : La Ferme, c'est copinage et subjectivité. Ça nous a bien aidé parce que ce sont des potes et qu'ils aiment bien ce qu'on fait. Concrètement, il y avait un studio et on avait des titres à mettre en boîte, c'était pas cher et hyper hibou chaleureux.

C'est difficile de choisir entre le français et l'anglais pour écrire vos paroles ?
Yakoo : Pour être clair et concis, je préfère le parapente. Un endroit tenant à la fois de la coopérative kolkhozienne sise dans un cadre historique idyllique et du studio d'enregistrement D.I.Y.
Arthur : C'est pas très difficile, ça vient tout seul, soit l'un soit l'autre, assez naturellement en fait.

Quelle expérience avez-vous retenue du split avec Miss Dalloway ? Retenteriez-vous la même avec un autre groupe ?
Yakoo : Bah, on a gagné un Nico, haha !
Coco : Au cas où, il dit ça parce que Nico était le chanteur guitariste de Miss Dalloway.
Yakoo : Tout ça pour dire que Nico est dans le groupe et que c'est super chouette.
Arthur : Pour le scoop, on prépare deux splits avec deux groupes différents mais je ne peux rien dire de plus.

Votre nouvel album s'intitule La fosse aux débiles, en quoi est-il différent des autres disques que vous avez sortis ?
Coco : Je vais citer Erwann Guennec du groupe The Absolute Never : "Le nouvel alboum d'ENOB est l'origine de ces deux dénominations : vulgaire & arty"
Arthur : Il est sûrement mieux produit et les compos plus abouties. C'est aussi le seul disque qu'on a enregistré à quatre.

ENOB 2018 - 1 Est-ce qu'on peut dire qu'il s'agit de votre disque le plus élaboré et celui le plus fidèle à ENOB ?
Yakoo : Oui
Coco : UI
Arthur : Ya

Vous parlez de qui dans ce disque ? De vous ?
Yakoo : Ça parle de (non-)validisme, entre autres, de la violence sous différents points de vue, aussi.
Arthur : Quand j'écris, je parle de moi mais j'essaye toujours de creuser l'universalité de mes petits méandres, pour me sentir moins seul...

Pouvez-vous me parler de l'enregistrement de La fosse aux débiles et ses conditions ?
Coco : Moi j'étais pas encore là, une fois la session d'enregistrement terminée, j'ai dû m'exprimer à travers les traces de frappes de "Poulet" ex-girlfriend d'ENOB qui reste dans nos coeurs et mes coups malgré tout !
Arthur : Une semaine en pleine Dordogne, sous la pluie, ployant sous les coups du contremaître Camille Jamain. C'était super. J'ai surtout aimé dormir dans la caravane et boire de la gnôle comme un cowboy.

C'est quoi le son rêvé pour ENOB en terme de production ?
Coco : Ibiza, du champ et du speed sur la côte, habillé d'un pantalon troué avec un polo Lacoste.
Arthur : J'suis pas rassuré.

Y a-t-il des groupes français que vous considérez comme des inspirations ou des modèles ?
Yakoo : Basile Boli ?
Coco : Zambla ?
Arthur : Bastaards ?

Certains d'entres vous jouent dans d'autres formations, je pense à Arthur qui est membre d'Attila Krang, Coco qui joue avec pas mal de groupes comme Mia Vita Violenta ou Panico Panico ou même Nico dans son duo Do The Dirt. Comment vous arrivez à gérer vos plannings ? Est-ce qu'il y a des groupes qui sont plus importants qu'ENOB ?
Yakoo : Basile Boli ?
Coco : Je vais citer Zouk Machine : "La musique, c'est dans la peau !" Et on fait pas de jaloux! Il y aura toujours de la place pour distribuer du love...
Arthur : ...et du bad-mood !

ENOB 2018 - 2 Est-ce que vous avez eu beaucoup d'opportunités pour défendre le nouvel album en live ? Sinon, pour jouer des concerts chez ENOB, ça fonctionne au refilage de bons plans entre groupes ?
Yakoo : Ça fonctionne au bombardage de courriels en mode suture interne de ta main coincée dans ton abdomen, un truc du genre.

En parlant de plans, quels sont-ils pour la fin de l'année et 2019 ?
Yakoo : J'ai entendu parler d'une émission spéciale autour de nous dans les bureaux très sélects du W-Fenec avec un live et des tonnes d'invités. Sinon il parait qu'on fait une mini-tournée en octobre vers la Normandie et la Bretagne et une plus longue en novembre dans quelques pays de l'Est (Allemagne, République Tchèque) mais on est encore dans le bombardage massif.
Arthur : Naguy nous a invité à Taratartare mais on a dû décliner, on avait déjà dit oui à une orga punk à Leipzig !