Enablers - Blown realms Groupe que l'on aime d'amour en live et d'un attachement plus modéré sur disque, Enablers revient aujourd'hui avec un nouvel opus, après un Tundra acclamé par les critiques et la blogosphère mais un poil boudé par mes soins, trouvant que le propos musical manquait singulièrement de relief. Cette fois-ci, la blogosphère semble plutôt tiède sur la qualité de Blown realms and stalled explosions alors qu'il trouve un écho assez retentissant chez votre serviteur. Choisis donc à qui tu dois faire confiance cher lecteur. Et que ça saute.
Histoire de présenter le groupe pour les nouvelles oreilles à conquérir, Enablers c'est le spoken-word du toujours bien fringué Pete Simonelli sur une musique vraiment subtile piochant dans toutes les ramifications de l'indie rock. Dès le premier titre, Enablers ne rechigne pas à la besogne avec un "Patton" très convaincant, où le groupe ne semble pas si éloigné d'un Oxbow sur la forme : soit du blues protéiforme avec une voix vindicative et captivante. Les seconde et troisième pistes ("Cliff", "Career-minded individual") ralentissent le rythme pour une ambiance plus contemplative mais néanmoins marquante. la voix de Simonelli n'est pas le seul atout d'Enablers, checke donc les jolis motifs de guitare sur ces deux plages. Blown realms and stalled explosions n'est pas dénué de coups de moins bien ("Morandi natura morta #86", "Hard love seat" un peu poussif dans les attaques) mais il se rattrape toujours allégrement avec des titres ("The reader") qui te pète les genoux avec la manière des plus grands. Bref, un excellent cru qui se laisse dominer peu à peu. Et le digipak est carrément joli. Merci Exile On Mainstream Records (Beehoover, The Winchester Club, We Insist !).