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Pour le moment, je ne sais pas grand chose d'Elista mise à part que la musique du groupe est sensationnelle... Un maxi 3 titres sortira début juin, les media ont reçu trois titres energistrés pour l'album, qui lui verra le jour en septembre. Elista est natif de Saint-Fargeau-Ponthierry (Seine et Marne), Elista compte cinq membres : Thomas (chant, guitare), Benjamin, François, Nico (basse) et Marc (batterie), Elista a signé chez Recall aprés que leur démo 5 titres soit arrivé dans les mains de Sin (qui l'a directement remise au label !). Elista squatte ma platine depuis la réception du CD. Elista travaille dans l'ombre, mais les radios, les télés (un clip est en prépararion pour "Debout") et la presse devraient chavirer les uns après les autres sous leurs charmes.
En 2006, le groupe enregistre et sort La folie douce, sans Nico qui a quitté l'aventure, puis hiberne quelque peu jusque le début de l'année 2011 et L'amour, la guerre et l'imbécile.

Elista / Chronique LP > L'amour, la guerre et l'imbécile

Elista - L'amour, la guerre et l'imbécile Huit ans après des débuts remarqués, cinq ans après La folie douce (que nous n'avons jamais reçu malgré des contacts à l'époque avec l'entourage du groupe), Elista fait son retour dans les bacs avec L'amour, la guerre et l'imbécile, un album qui porte le nom d'un de ses meilleurs titres, un morceau qui narre une petite histoire : des amourettes d'été au rythme chaloupé, appuyé par le piano, sublimé par un élan guitaristique et orné de mots simples mais bien choisis. Voilà de quoi (re)présenter Elista qui continue d'étaler des petits bouts de vie avec entrain, des bouts de vie chargés de sentiments car l'amour avec ou sans majuscule est au centre de presque tous les textes avec des clashs ("La Saint-Valentin"), des souvenirs et des regrets ("La part de toi"), des concessions ("Ton serment")... Seul hic, c'est qu'on a une douzaine de titres sur le sujet et que l'on tourne un peu en rond de ce côté-là, approchant parfois le mielleux (et s'éloignant donc de comparses comme Kaolin) et on se retrouve donc bien loin de "Debout", "La nuit madrilène" ou "Perceval", les trois titres qui nous avaient fait fondre à l'origine. Mais si l'auteur Benjamin Peurey a peut-être eu quelques faiblesses, le trio de musiciens/chanteurs a lui toujours son sens de la mélodie, du rythme et de la trouvaille qui fait qu'on identifie les compositions, les remarque et les retient. Elista réutilise ses recettes pour dynamiser ses chansons et en faire des tubes en puissance ("La Saint-Valentin", "Ton serment", "L'amour, la guerre et l'imbécile"...) et à ceux qui crieraient au scandale commercialement correct, je les renverrais à l'écoute de "La ballade criminelle" ou "Et si, au pire" dont les charmes sont au moins aussi évidents que leurs constructions et progressions sont réfléchies.
Comme souvent quand le premier album (Elista) est un coup de maître, on a du mal à accepter ensuite que le groupe puisse ne pas être aussi excellent, là, les années ont passé et le temps a surtout laissé les meilleurs souvenirs, Elista doit lutter contre tout ça et avec L'amour, la guerre et l'imbécile ne s'en sort pas si mal grâce à quelques nouveaux coups de génie.

Elista / Chronique LP > Elista

elista La première rencontre avec Elista se fait donc par le biais de trois titres : "Debout", "La nuit madrilène" et "Perceval". Trois titres rock qui jouent sur un côté minimaliste, dépouillé, mettant en avant un chant français et des textes parlés avec une petite mélodie et un rythme imparable. Mais comme Mickey 3D, Elista enfermé dans un studio ne fait pas de rock minimaliste, ils enrobent leurs compositions d'arrangements riches et fins, plus ou moins discrets, des nappes d'instruments qui donnent de la profondeur aux titres, notamment "La nuit madrilène". Elista aime aussi jouer avec les rythmes, martial sur "Debout", il s'électronise sur "La nuit madrilène" et présente une facture plus classique "pop-rock" sur "Perceval". Les effets de guitare sont également d'une grande richesse, les sons qu'ils soient acoustiques ou électriques respirent le travail ("Perceval"). Mais le meilleur atout d'Elista est certainement cette façon de chanter et des textes poétiques qui s'impriment rapidement dans nos têtes et n'en sortent pas, il est alors impossible de résister, à chaque écoute, on accompagne Thomas, "tout n'est qu'ivresse"...
L'attente de cet album éponyme a été longue, distribué par Epic, il livre 10 titres géniaux et un bonus. Facile d'accés et profond, agréable et enchanteur, Elista pourrait très bien refaire le coup de Louise Attaque, leur style particulier, la qualité de leurs compositions et la diversité de ce premier album font d'eux une valeur sûre sans passer par la case "espoir". Aux trois titres qui hantent mon esprit depuis le printemps, il faut désormais ajouter tous les autres, aucune faute de goût sur cet opus (à part la piste bonus pas forcément nécessaire...). Des rythmes enjoués ("Déçu du paradis"), des sons travaillés ("Tout ce qui me retienne"), des temps de pause délicat ("Tu es légère", "De tous ses feux") et toujours ces textes finement ciselés ("La vie à deux", "Derrière elle") font d'Elista un des tout meilleurs albums poprock de l'année.
"Je suis parti minable pour devenir idole, pour être formidable, rigole, j'ai rêvé je sais, j'ai rêvé je sais, c'est normal..." (paroles extraites du sublime "Perceval") et si ce 'était pas un rêve ? Si Elista devenait idole ? En tout cas, ils sont déjà formidables.