Electric Jaguar Baby-Clair-obscur Les amateurs de garage stoner se réjouissent du retour d'Electric Jaguar Baby. Et qu'ils se rassurent ! Le duo a toujours un son bien crade, de l'énergie à revendre et de bonnes idées pour forcer les déhanchements ! L'album n'était pas encore sorti que les deux lascars ont animé la Purple House du Hellfest, c'est pas mal comme garantie... Et aucune crainte à avoir avec le Clair-obscur, il ne s'agit pas ici d'alterner les teintes, mais bien de rester dans cette zone d'ombres entre les deux, de jouer au cœur du brouillard sonore généré par la fuzz et de se délecter de leurs 50 nuances de gras. Sur la longueur, il y a quelques moments que je juge moins réussis ("Stray from the path" ou le brouillon "Nightmare") mais d'autres morceaux, excellents, équilibrent l'ensemble, je pense à "The fastest ride", le grungy "How now" ou "Bring me down" partagé avec Patròn où on a l'impression que les deux chants sont faits l'un pour l'autre. À côté de ces pépites, pas beaucoup de morceaux anodins puisque les Parisiens insufflent un peu de surf aux ambiances sixties ("My way"), de fun ("Winterholidays vs fuzzroutine"), présentent la deuxième partie de "Going thru the blue" (la première est présente sur l'éponyme, même si on ne savait pas à l'époque qu'il y aurait une suite), laissent de la place à un autre invité (Chris Jr de Acid Mammoth sur "Heroine") et va jusqu'à offrir en bonus une cover de The Subways ("Rock'n'roll queen").